<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title>Actualités</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/" /><subtitle></subtitle><updated></updated><author><name>Webjam</name><email>atom@webjam.com</email></author><id></id><language>en</language><entry><id>bebe7589-c873-45aa-acf4-a1b2409a8c02</id><title>3 questions à Isabelle VALIBUS, DRH, Le Temps, Genève </title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/09/22/3_questions_a_isabelle_valibus_drh_le_temps_geneve" /><updated>22-Sep-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 16px;">Si la fonction RH est aveugle, l'entreprise le sera aussi<br /></span></b>Isabelle VALIBUS interviendra le 28 septembre prochain au cours de notre table ronde&nbsp;Media Campus. <br /><br /><strong><span style="color: #ff00ff;">Dans un contexte de crise et de renouvellement des pratiques professionnelles, comment la fonction RH peut-elle favoriser la prise de conscience de l&rsquo;entreprise, de la Direction g&eacute;n&eacute;rale &agrave; l&rsquo;ensemble des salari&eacute;s ? <br />Isabelle VALIBUS :</span></strong> Le premier "outil d'influence" de la fonction RH,&nbsp;car le plus "reconnu" spontan&eacute;ment par l'entreprise et sa Direction, est la formation. <br />Il faut donc en profiter en mettant en place des actions d'(in)formations sur les supports num&eacute;riques&nbsp; et&nbsp; ce qu'y trouvent les nouveaux "consommateurs" de journalisme. <br />Il faut expliquer ces nouveaux acc&egrave;s &agrave; l'information et les attentes du march&eacute;,&nbsp;tout ceci avec des illustrations de ce qu'il est possible de r&eacute;aliser.<br /><br />Ces initiatives peuvent prendre la forme de conf&eacute;rences d'information&nbsp;auxquelles sont invit&eacute;s tous les collaborateurs ou encore de s&eacute;minaires&nbsp;customis&eacute;s, comme ce que nous avons fait au Temps avec WAN-IFRA.&nbsp;<br /><b><br /><span style="color: #ff00ff;">Sans d&eacute;voiler votre expos&eacute; du 28 septembre, quels ont &eacute;t&eacute; les leviers sur lesquels vous avez agi pour d&eacute;ployer une politique RH au journal Le Temps ? Et d&eacute;sormais, quels sont les outils concrets dont vous disposez ? </span></b><br /><span style="color: #ff00ff;"><strong>I.V :</strong></span> Le premier levier reste la formation. &nbsp;Ainsi, au Temps, j'ai d&eacute;but&eacute;&nbsp;avec des formations au management, pour les "responsables de rubriques, de services et de projets", la notion de "cadre" &eacute;tant&nbsp;inexistante dans le vocabulaire&nbsp;usuel d'alors. <br />Avec&nbsp;beaucoup de pr&eacute;cautions dans le choix du&nbsp;prestataire et&nbsp;de la communication, j&rsquo;ai pu ensuite amener la R&eacute;daction en chef et le Comit&eacute; de Direction en salle de formation.<br /><br />Le second levier est l'implication des collaborateurs et cadres&nbsp;dans "les&nbsp;RH". <br />Par exemple, le processus de recrutement que j'ai mis en place&nbsp; sollicite syst&eacute;matiquement le futur N+1&nbsp;(pour l'&eacute;laboration d'un cahier des charges, la&nbsp;s&eacute;lection des candidats, le premier entretien&nbsp;et le choix final), puis fait appel &agrave; d'autres coll&egrave;gues pour un entretien de "d&eacute;pistage de la personnalit&eacute;".<br />&Eacute;videmment, au d&eacute;part, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; confront&eacute;e aux objections du type "ce n&rsquo;est pas mon job, &ccedil;a prend trop de temps", &nbsp;mais j&rsquo;ai constat&eacute; au cours du processus que les cadres impliqu&eacute;s &eacute;taient finalement &ldquo;&eacute;tonn&eacute;s&rdquo;, voire &nbsp;exprimaient du &ldquo;respect&rdquo; face &agrave; la complexit&eacute; de l'exercice.</p>
<p style="text-align: justify;">Le troisi&egrave;me levier, douloureux mais r&eacute;el,&nbsp;a &eacute;t&eacute; un plan social.&nbsp; Il a d'abord mis fin au d&eacute;ni de r&eacute;alit&eacute; assez g&eacute;n&eacute;ral face &agrave; la situation de crise que nous traversions. Ensuite, la fonction RH&nbsp;a plut&ocirc;t bien &oelig;uvr&eacute; dans le seul r&ocirc;le qu'on&nbsp;lui voyait au d&eacute;part avec des actions comme l'anticipation du refus, par l'Office de l'emploi, de l'option ch&ocirc;mage partiel souhait&eacute;e par le personnel, l'apport d'outils crit&eacute;ri&eacute;s pour le choix des personnes concern&eacute;es par le plan et la mise en place, pour la premi&egrave;re fois dans l'entreprise, de prestations&nbsp;d'outplacement. La reconnaissance "des RH"&nbsp;fut, certes, discr&egrave;te mais r&eacute;elle.<br /><br />Le quatri&egrave;me levier, le plus r&eacute;cent et le plus efficient pour&nbsp;d&eacute;ployer les outils et proc&eacute;dures RH, a &eacute;t&eacute; la d&eacute;marche de Certification Qualit&eacute; ISAS <st1:stockticker>BCP</st1:stockticker> 9001:2010 (une variante d'ISO 9001 pour les m&eacute;dias)&nbsp;dans laquelle s'est engag&eacute;e la Direction du Temps en d&eacute;cembre 2009.&nbsp; <br />Elle m'a permis de formaliser et rendre ainsi visibles &nbsp;les proc&eacute;dures et les nombreux outils RH cr&eacute;&eacute;s&nbsp;en temps r&eacute;el&nbsp;pendant 2 ans&nbsp; (recrutement,&nbsp;d&eacute;part, formation, &eacute;l&eacute;ments de gestion administrative etc.).&nbsp; Et la certification impose une d&eacute;marche d'entretiens annuels d'&eacute;valuation, une r&eacute;volution en cours pendant que j'&eacute;cris ces lignes&hellip;</p>
<p style="text-align: justify;"><b><span style="color: #ff00ff;">Diriger, c&rsquo;est anticiper. D&egrave;s lors, comment la fonction RH doit-elle s&rsquo;y prendre pour aider l&rsquo;entreprise media &agrave; amorcer les virages le plus t&ocirc;t possible ?&nbsp;<br /></span></b><span style="color: #ff00ff;"><strong><span style="color: #ff00ff;">I.V :</span> </strong></span>La r&eacute;ponse est sans appel : faire en sorte d'introduire, par tous les moyens, une culture&nbsp;du management&nbsp;des hommes et des &eacute;quipes au sein des r&eacute;dactions. <br />En effet, les cadres des m&eacute;dias (presse surtout)&nbsp;agissent souvent dans la seule r&eacute;activit&eacute; &agrave; l'urgence (c'est leur m&eacute;tier de base...). <br /><br />Leur attention et leurs pr&eacute;occupations sont centr&eacute;es sur "le quoi" (les contenus) et trop peu sur&nbsp; le "comment produire ces contenus?". &nbsp;Sans r&eacute;flexes,&nbsp;&nbsp;ni comportements&nbsp;manag&eacute;riaux, ils occultent les fonctions d'organisation projective du travail, de motivation des&nbsp;personnes et de d&eacute;veloppement des comp&eacute;tences.<br /><br />Or, pour amorcer les virages, il est&nbsp;vital&nbsp;de&nbsp;savoir&nbsp;planifier des actions, de pro-agir en imaginant des options futures, de prendre des d&eacute;cisions sur la base de ces options, de se projeter (c'est-&agrave;-dire litt&eacute;ralement "faire des projets") et, bien s&ucirc;r,&nbsp;de savoir conduire ces projets et les &eacute;quipes - pluridisciplinaires - qui les r&eacute;alisent. <br /><br />Ceci repr&eacute;sente un changement mental, psychologique et intellectuel profond et&nbsp;n&eacute;cessite d'acqu&eacute;rir&nbsp;les fondamentaux du management des hommes. <br />La mise en place de l'entretien annuel d'&eacute;valuation, avec tout ce qu'il implique (je le vois&nbsp;tr&egrave;s clairement en ce moment au Temps), est une voie royale pour ce faire. Il est&nbsp;la cl&eacute; de vo&ucirc;te des RH et un excellent moyen d'aborder le second m&eacute;tier parall&egrave;le que les cadres des m&eacute;dias&nbsp;doivent imp&eacute;rativement apprendre : celui de manager.<br /><br />Alors, la Fonction RH pourra vraiment assurer sa mission car elle est aveugle sans les donn&eacute;es&nbsp;recueillies par le biais de&nbsp;l'entretien annuel.<br />Et si la fonction RH est aveugle, l'entreprise l'est aussi&nbsp;puisqu'elle n'est rien sans ses Ressources Humaines.&nbsp;<br />C'est une telle &eacute;vidence qu'elle en est, malheureusement, invisible. C'est l&agrave; toute la difficult&eacute;, voire la souffrance&nbsp;des professionnels RH qui s'aventurent dans les m&eacute;dias....</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Propos recueillis par David SALLINEN, Directeur de la formation et du d&eacute;veloppement WAN-IFRA SWE.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>e011b476-48c0-475a-aa64-92a27c477c84</id><title>3 questions à Yves Bonnefoy,  Secrétaire Général, Le Télégramme, Morlaix</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/09/15/3_questions_a_yves_bonnefoy__secretaire_general_le_telegramme_morlaix" /><updated>15-Sep-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p><b><span style="font-size: 15px;">La p&eacute;dagogie du changement est le c&oelig;ur du m&eacute;tier du DRH</span><br /></b>Yves BONNEFOY sera intervenant au Media Campus du 28 septembre 2010</p>
<p><strong><span style="color: #ff00ff;">Pour r&eacute;pondre aux nouvelles attentes de ses consommateurs (print, online et mobile) et satisfaire toujours mieux ses annonceurs, l&rsquo;entreprise de presse doit relever de multiples d&eacute;fis li&eacute;s &agrave; l&rsquo;organisation, aux technologies, &agrave; l&rsquo;innovation tout en r&eacute;inventant son business model.&nbsp; Dans ce contexte, comment la fonction RH peut-elle favoriser la prise de conscience de l&rsquo;entreprise, de la Direction g&eacute;n&eacute;rale &agrave; l&rsquo;ensemble des salari&eacute;s ? <br />Yves BONNEFOY :</span></strong> Au T&eacute;l&eacute;gramme, la culture du changement est forte et probablement avec un aspect sans doute inhabituel par rapport &agrave; la majorit&eacute; des quotidiens fran&ccedil;ais. Quant &agrave; la direction g&eacute;n&eacute;rale, elle est la premi&egrave;re &agrave; &ecirc;tre motrice dans cette direction : nul besoin de la sensibiliser !<br /><br />L&agrave; o&ugrave; la DRH peut vraiment apporter un plus, c&rsquo;est principalement &agrave; quatre niveaux :<br />1/ Etre elle-m&ecirc;me force de propositions, donc &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;coute des &eacute;volutions souhaitables et possibles ; <br />2/ Aller &laquo; jusqu&rsquo;au bout des raisonnements &raquo; sur tous les axes de changements, montrer ce qu&rsquo;ils signifient et quelles sont leurs implications op&eacute;rationnelles compl&egrave;tes : moyens &agrave; d&eacute;ployer, rythme, profils, choix des personnes, formations ..., ce qui permet de sortir des jolies orientations abstraites et de traduire le changement en actions concr&egrave;tes, et &eacute;galement de faire des choix,&nbsp; de passer de l&rsquo;implicite &agrave; l&rsquo;explicite, d&rsquo;une id&eacute;e &agrave; un budget ...<br />3/ Montrer (quand c&rsquo;est le cas) aux op&eacute;rationnels les incoh&eacute;rences et limites des organisations existantes (co&ucirc;ts imm&eacute;diats, co&ucirc;ts cach&eacute;s, freins &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute;, inad&eacute;quation &agrave; la demande, et surtout les impossibilit&eacute;s &agrave; affronter l&rsquo;avenir &agrave; terme x ou y ) ..., ce qui pousse chacun &agrave; sortir du bois et &agrave; envisager des solutions innovantes ;<br />4/ Ne jamais tenir pour argent comptant ce qui est donn&eacute; comme tel : &eacute;valuer et &laquo; calibrer &raquo; les solutions, &ecirc;tre dans le recul et l&rsquo;analyse.<br /><b><br /><span style="color: #ff00ff;">Sans d&eacute;voiler votre expos&eacute; du 28 septembre, quels ont &eacute;t&eacute; les leviers sur lesquels vous avez agi pour d&eacute;ployer une politique RH au journal Le T&eacute;l&eacute;gramme ? D&eacute;sormais, quels sont les outils concrets dont vous disposez ? </span></b><br /><strong><span style="color: #ff00ff;">Y.B :</span></strong> Compte tenu de ce que l&rsquo;on peut appeler les &laquo; handicaps &raquo; inh&eacute;rents &agrave; la fonction RH (fonction incomprise par certains dans sa dimension strat&eacute;gique, mais parfois si bien comprise que son impact strat&eacute;gique est combattu), TOUS les leviers de la fonctions doivent &ecirc;tre utilis&eacute;s simultan&eacute;ment, notamment les leviers classiques (recrutement, formation, relations sociales, ...) + trois leviers essentiels : <br />1/ l&rsquo;appui/conseil aux managers ;<br />2/ l&rsquo;&eacute;valuation/suivi de carri&egrave;re des salari&eacute;s, qui sert &eacute;norm&eacute;ment pour le 1/ ci-dessus ;<br />3/ la communication interne.</p>
<p>Mais disposer de ces outils ne sert &agrave; rien si le &laquo; toucher de balle &raquo; du service RH n&rsquo;est pas bon. Autrement dit les bons leviers oui, mais savoir s&rsquo;en servir d&rsquo;abord. <br />Au T&eacute;l&eacute;gramme le changement majeur a &eacute;t&eacute; de passer du service RH d&rsquo;un quotidien pr&eacute;sent sur les trois d&eacute;partements de la Bretagne Ouest &agrave; la DRH d&rsquo;un groupe de pr&egrave;s de 1000 personnes qui est aujourd&rsquo;hui pr&eacute;sent sur pr&egrave;s du tiers des d&eacute;partements fran&ccedil;ais avec 15 soci&eacute;t&eacute;s, 5 CE,&nbsp; ...<br /><br /><strong><span style="color: #ff00ff;">Diriger, c&rsquo;est anticiper. D&egrave;s lors, comment la fonction RH doit-elle s&rsquo;y prendre pour aider l&rsquo;entreprise media &agrave; amorcer les virages le plus t&ocirc;t possible ?</span> <br /><span style="color: #ff00ff;">Y.B :</span></strong> Un service RH ne peut pas monter par lui-m&ecirc;me &agrave; la fois la route et le but du voyage (ce serait cr&eacute;er un projet d&rsquo;entreprise de son propre fait). <br />Il peut par contre syst&eacute;matiquement essayer de donner du sens &agrave; des d&eacute;cisions qui ne s&rsquo;imposent pas spontan&eacute;ment ou qui s&rsquo;imposeraient tard, voire trop tard. <br /><br />C&rsquo;est pour cela que la p&eacute;dagogie du changement (sa n&eacute;cessit&eacute;, sa faisabilit&eacute;) est le c&oelig;ur du m&eacute;tier du DRH, qui doit disposer d&rsquo;une capacit&eacute; peu commune de synth&egrave;se et de d&eacute;dramatisation. &nbsp;En sachant que l&rsquo;exercice, pour &ecirc;tre n&eacute;cessaire, n&rsquo;a jamais rien d&rsquo;&eacute;vident ... <br /><br /><i>Propos recueillis par David SALLINEN, Directeur de la formation et du d&eacute;veloppement WAN-IFRA SWE.</i></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>e79a5867-ee69-4077-a63e-f6ca5b25db37</id><title>Définir son audience et proposer un ciblage très local </title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/07/28/definir_son_audience_et_proposer_un_ciblage_tres_local" /><updated>28-Jul-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Juin 2010 -</em> Lanc&eacute; en novembre&nbsp;2009, Locally Connected est le premier barom&egrave;tre d&rsquo;audience int&eacute;gr&eacute; lecteurs/internautes au Royaume-Uni. <br />Il offre un syst&egrave;me de planification g&eacute;ographique cross-m&eacute;dia aux annonceurs qui leur permet de conna&icirc;tre l&rsquo;audience nette cumul&eacute;e d&rsquo;un journal local et de son site jusqu&rsquo;au niveau du code postal. <br /><br />Howard Scott, pr&eacute;sident de JICREG, l&rsquo;organisme britannique de mesure de l&rsquo;audience de la presse r&eacute;gionale qui a particip&eacute; au d&eacute;veloppement de Locally Connected, nous explique ici comment tout a commenc&eacute; et o&ugrave; cela en est.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>WAN-IFRA : Comment le projet Locally Connected est-il n&eacute; ?<br />Howard Scott :</strong> Je pense qu&rsquo;il faut revenir trois ans et demi en arri&egrave;re o&ugrave;, &agrave; chacune de leur r&eacute;union ou presque, les responsables de la publicit&eacute; et de la diffusion se demandaient de mani&egrave;re r&eacute;currente comment promouvoir et vendre de mani&egrave;re efficace ce qui fait la force r&eacute;elle des m&eacute;dias r&eacute;gionaux &ndash; &agrave; savoir les produits imprim&eacute;s classiques et les sites en ligne. <br />Tout le monde voulait y parvenir, c&rsquo;&eacute;tait clair. Mais la fa&ccedil;on d&rsquo;y arriver l&rsquo;&eacute;tait moins.<br />Newspaper Society a fait avancer cette id&eacute;e en s&rsquo;engageant collectivement, r&eacute;unissant les parties concern&eacute;es. Elle a fait appel &agrave; ABCe et &agrave; l&rsquo;organisme JICREG d&egrave;s le d&eacute;but et leur a demand&eacute; de se mettre au travail.&hellip; <br /><br />Locally Connected a &eacute;t&eacute; mis au point par un groupe assez important et &agrave; g&eacute;om&eacute;trie variable dans la mesure o&ugrave; sa composition a chang&eacute; au fil du temps. <br />Les quatre principaux groupes d&rsquo;&eacute;dition au Royaume-Uni &ndash; Newsquest, Northcliffe, Trinity Mirror et Johnston Press &ndash; y figuraient. <br />Ce sont surtout eux qui ont fourni la recherche en ligne en quantit&eacute; suffisante pour que cela marche, mais ceci dit, nous voulions inclure le plus d&rsquo;&eacute;diteurs possible. Plusieurs petites soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&eacute;dition ont &eacute;galement particip&eacute;, des &eacute;diteurs ind&eacute;pendants &ndash; le groupe &eacute;tait donc vraiment repr&eacute;sentatif.</p>
<p style="text-align: justify;"><br /><strong>WAN-IFRA : Est-ce difficile d&rsquo;expliquer Locally Connected aux annonceurs ?<br />Howard Scott :</strong> Je pense qu&rsquo;il y a deux aspects ici. <br />Tout d&rsquo;abord, les agences et les responsables des plans m&eacute;dias ont jou&eacute; un r&ocirc;le cl&eacute; dans ce que nous avons essay&eacute; de faire. Ils ont fait partie de ceux qui, tr&egrave;s t&ocirc;t, ont fait entendre leur voix et dit : &laquo; Donnez-nous un barom&egrave;tre qui combine tout ce que vous proposez et auquel nous pouvons faire confiance &raquo;. <br />En le faisant, nous avons ouvert une br&egrave;che dans laquelle ils pouvaient s&rsquo;engouffrer. Nous pr&ecirc;chons vraiment des convertis. D&rsquo;une certaine fa&ccedil;on, il n&rsquo;est donc pas difficile de leur expliquer ce barom&egrave;tre d&rsquo;audience et cet outil de planification qu&rsquo;est Locally Connected. <br /><br />C&rsquo;est en revanche beaucoup plus difficile lorsqu&rsquo;on se tourne de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, vers le march&eacute; local o&ugrave;, normalement, les clients et les agences n&rsquo;interviennent pas directement. Et &agrave; vrai dire, c&rsquo;est plus difficile car, de mani&egrave;re tout &agrave; fait logique, nous avons commenc&eacute; par nous assurer que notre propre force de vente comprenait vraiment le sens de ces donn&eacute;es. <br />Cela peut sembler aller de soi, mais c&rsquo;est encore un domaine qui pose pas mal de probl&egrave;mes aux forces de vente locale. Leur faire comprendre ce que cela signifie en termes de pages vues, de visiteurs uniques, d&rsquo;audience accrue, de prix, de campagne etc. Nous avons commenc&eacute; par &ccedil;a. <br />Il fallait r&eacute;gler ce probl&egrave;me pour pouvoir ensuite nous tourner vers nos clients. Et nous rencontrons un peu de tout.<br /><br />Bien entendu, certains clients s&rsquo;y connaissent en mesure de l&rsquo;audience en ligne et comprennent ce que nous leur proposons, mais ils sont tr&egrave;s minoritaires. Un grand nombre de nos clients locaux &ndash; des petits commer&ccedil;ants &ndash; ont vraiment besoin qu&rsquo;on leur explique en termes simples et clairs en quoi consiste notre barom&egrave;tre d&rsquo;audience int&eacute;gr&eacute; lecteurs/internautes. <br />Leurs questions sont des plus simples : &laquo; Combien de gens vont voir mon annonce en ligne si je fais affaire avec vous ? &raquo;, &laquo; Comment se fait-il que j&rsquo;aille sur votre site et que mon annonce n&rsquo;y soit pas &agrave; ce moment-l&agrave; ? &raquo;. C&rsquo;est toute une question de gestion des espaces, de pond&eacute;ration des campagnes etc. <br />C&rsquo;est tr&egrave;s difficile de le faire comprendre aux clients locaux. En soi, les donn&eacute;es sont simples, mais je pense qu&rsquo;il est important que la force de vente puisse aussi g&eacute;rer les attentes des clients.<br /><br /><br /><strong>WAN-IFRA : Comment impliquez-vous votre force de vente ?<br />Howard Scott :</strong> Je ne peux parler que de Newsquest, notre propre soci&eacute;t&eacute;. Nous arrivons &agrave; la fin de la seconde ann&eacute;e de formation pour tous nos services de vente &agrave; travers le Royaume-Uni. Notre programme de formation s&rsquo;appelle &laquo; Be Inspired &raquo;. <br />L&rsquo;un de ses modules porte en particulier sur la publicit&eacute; num&eacute;rique et la vente int&eacute;gr&eacute;e d&rsquo;espaces sur le Web. Tout le monde doit suivre des sessions de formation intenses et bien con&ccedil;ues. Mais &agrave; cela s&rsquo;ajoute un accompagnement quotidien pour les aider dans leur travail sur le terrain. <br />Nous am&eacute;liorons en outre ce que nous leur proposons pour les aider &agrave; vendre (nouvelles offres group&eacute;es, campagnes de promotion dans le produit imprim&eacute; et en ligne) et expliquons les avantages de ce que nous pouvons maintenant offrir en mati&egrave;re d&rsquo;audience.<br /><br /><br /><strong>WAN-IFRA : Est-ce que tous les membres de votre force de vente vendent des espaces &agrave; la fois dans le produit imprim&eacute; et en ligne ?<br />Howard Scott :</strong> Absolument. Sur ce point, nous sommes revenus &agrave; la case d&eacute;part. Ces dix derni&egrave;res ann&eacute;es, il est arriv&eacute; que nous ayons des &eacute;quipes sp&eacute;cialis&eacute;es dans la vente d&rsquo;espaces sur le Web. Nous l&rsquo;avons fait plus d&rsquo;une fois dans diff&eacute;rents secteurs d&rsquo;activit&eacute; et diff&eacute;rentes cat&eacute;gories. <br />Mais &agrave; chaque fois, nous avons fait machine arri&egrave;re car nos clients ne veulent qu&rsquo;un seul interlocuteur. Nous avons rebaptis&eacute; nos agents qui sont d&eacute;sormais des consultants en communication. <br /><br />Le programme de formation consiste avant tout &agrave; les aider &agrave; devenir des consultants en communication et &agrave; parler de toute notre gamme de produits aux clients, mais aussi &ndash; et c&rsquo;est encore plus important &ndash; &agrave; expliquer au client assis en face d&rsquo;eux quelle est, dans toute cette gamme, la solution qui, d&rsquo;apr&egrave;s eux, lui convient le mieux. <br />&Agrave; chaque fois que nous avons tent&eacute; notre chance et cru pouvoir &ecirc;tre plus performants avec une force de vente sp&eacute;cialis&eacute;e dans la publicit&eacute; en ligne, nous avons renonc&eacute;, la raison principale &eacute;tant que nous voulions qu&rsquo;une seule personne s&rsquo;occupe de nos clients. <br /><br />Faire autrement revient pratiquement &agrave; consid&eacute;rer la vente d&rsquo;espaces en ligne comme quelque chose de diff&eacute;rent, d&rsquo;unique ou d&rsquo;exceptionnel. Ce n&rsquo;est pas le cas.<br />Cela fait partie int&eacute;grante de ce que nous faisons et tous les membres de notre force de vente &ndash; qu&rsquo;ils op&egrave;rent &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur ou par t&eacute;l&eacute;phone &ndash; doivent avoir les capacit&eacute;s, les connaissances et les comp&eacute;tences n&eacute;cessaires pour vendre l&rsquo;ensemble de notre gamme de m&eacute;dias &agrave; nos clients.<br /><br /><br /><strong>WAN-IFRA : Quelles sont les prochaines &eacute;tapes pour Locally Connected ?<br />Howard Scott :</strong> Nous rassemblons actuellement quelques &eacute;tudes de cas, ce qui repr&eacute;sente un gros travail. <br />Pour le moment, je ne peux encore rien dire de pr&eacute;cis, si ce n&rsquo;est que l&rsquo;accueil que les gens lui ont r&eacute;serv&eacute; a &eacute;t&eacute; des meilleurs. Nous sommes arriv&eacute;s &agrave; un point o&ugrave; nous collectons des informations et montrons o&ugrave; ce nouveau produit est utilis&eacute; pour g&eacute;n&eacute;rer davantage de revenus.&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Howard Scott est &eacute;galement pr&eacute;sident de JICREG, l&rsquo;organisme britannique charg&eacute; de mesurer l&rsquo;audience de la presse r&eacute;gionale.<br />Depuis 27 ans, il travaille pour des m&eacute;dias r&eacute;gionaux qui appartiennent tous au groupe britannique Newsquest (autrefois Reed Regional Newspapers). <br />Il a commenc&eacute; sa carri&egrave;re dans le service de vente des Essey County Newspapers. En 2004, il est devenu le premier directeur des ventes pour l&rsquo;ensemble du groupe Newsquest. <br />&Agrave; ce titre, il &eacute;tait responsable de toutes les activit&eacute;s de vente du groupe. Il occupe son poste actuel depuis 2006.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Article du WAN-IFRA Magazine (Edition Mai-Juin 2010)</em></strong>&nbsp;</p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>b99d0e9a-d8fb-4aa4-b871-fda970836740</id><title>La technologie utilisée par les journalistes</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/07/26/la_technologie_utilisee_par_les_journalistes" /><updated>26-Jul-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Juillet 2010 -</em> La distribution num&eacute;rique de l&rsquo;information exige une expertise technique bien plus importante dans la salle de r&eacute;daction afin de maximiser son potentiel et les journalistes peuvent tirer parti du pouvoir de l&rsquo;informatique pour augmenter la port&eacute;e de leurs reportages.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des grands groupes de presse r&eacute;alisent actuellement un effort consid&eacute;rable pour augmenter leurs capacit&eacute;s techniques. <br />Associated Press (AP), par exemple, a r&eacute;cemment annonc&eacute; la cr&eacute;ation de nouvelles &eacute;quipes r&eacute;gionales d&rsquo;investigation comprenant des sp&eacute;cialistes aussi bien &laquo; du reportage assist&eacute; par ordinateur (RAO), de l&rsquo;acc&egrave;s aux archives publiques et de l&rsquo;interactivit&eacute; Flash &raquo;, que du &laquo; bon vieux reportage traditionnel &raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Une note interne provenant du r&eacute;dacteur en chef Mike Oreskes invitait m&ecirc;me les journalistes &agrave; contacter leur r&eacute;dacteur r&eacute;gional s&rsquo;ils avaient des id&eacute;es ou suggestions qui pourraient tirer profit de l&rsquo;engagement de ces &eacute;quipes. <br /><br />Le m&eacute;mo indique qu&rsquo;&laquo; &agrave; pr&eacute;sent, tout journaliste ayant une id&eacute;e de sujet exigeant une analyse de donn&eacute;es de haut niveau, se pr&ecirc;tant &agrave; une carte interactive ou n&eacute;cessitant une couverture multim&eacute;dia, b&eacute;n&eacute;ficiera de l&rsquo;aide d&rsquo;un partenaire dans sa r&eacute;gion et pourra travailler en &eacute;quipe &raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Mike Oreskes a expliqu&eacute; dans une interview qu&rsquo;&laquo; une utilisation sophistiqu&eacute;e des donn&eacute;es &eacute;tait devenue un outil essentiel de reportage, en particulier pour le journalisme d&rsquo;investigation et &eacute;conomique. &raquo; <br />Par cons&eacute;quent, AP forme d&eacute;sormais davantage de journalistes dans ces domaines et cherche &agrave; cr&eacute;er quelques postes destin&eacute;s &agrave; &laquo; des experts en analyse de donn&eacute;es haut de gamme &raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, tous ces analystes de donn&eacute;es et sp&eacute;cialistes du RAO sont en premier lieu des journalistes, mais &laquo; dans tous les cas, l&rsquo;objectif est d&rsquo;allier l&rsquo;instinct et les comp&eacute;tences journalistiques aux connaissances techniques de l&rsquo;analyse de donn&eacute;es &raquo;, explique Mike Oreskes. Cette combinaison de comp&eacute;tences aboutit &agrave; un &laquo; journalisme plus performant &raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Des exemples de projets reposant sur l&rsquo;analyse de donn&eacute;es, men&eacute;s &agrave; bien jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent par les &eacute;quipes d&rsquo;AP, sont entre autres la cartographie des conditions &eacute;conomiques am&eacute;ricaines et une &eacute;tude des d&eacute;penses de la campagne &eacute;lectorale r&eacute;alis&eacute;es par la candidate au poste de gouverneur de Californie, Meg Whitman. <br /><br />La journaliste d&rsquo;AP bas&eacute;e &agrave; Sacramento, Juliet Williams, a eu recours aux comp&eacute;tences acquises lors d&rsquo;une formation RAO pour analyser un rapport de 1 000 pages sur le financement de cette campagne, apr&egrave;s qu&rsquo;il soit apparu que la candidate, qui promettait &laquo; une approche budg&eacute;taire raisonnable &raquo;, d&eacute;pensait l&rsquo;argent sans compter pour sa campagne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">La motivation plus importante que les connaissances techniques<br /></span></strong>Une r&eacute;cente &eacute;tude sur le d&eacute;sormais c&eacute;l&egrave;bre d&eacute;partement des nouvelles technologies interactives du New York Times men&eacute;e par Cindy Royal, professeure assistante &agrave; l&rsquo;universit&eacute; f&eacute;d&eacute;rale du Texas, montre que nombre de membres de l&rsquo;&eacute;quipe ne disposaient pas en fait d&rsquo;exp&eacute;rience technique traditionnelle, mais que leur motivation journalistique &eacute;tait extr&ecirc;mement &eacute;lev&eacute;e. <br /><br />&laquo; Bien qu&rsquo;&agrave; la recherche de collaborateurs dot&eacute;s d&rsquo;une grande expertise technique, le d&eacute;partement finissait toujours par engager des personnes passionn&eacute;es par le m&eacute;tier de journaliste ou t&eacute;moignant d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t particulier pour un sujet et d&rsquo;une capacit&eacute; &agrave; travailler avec diff&eacute;rents d&eacute;partements &raquo;, rapporte Cindy Royale dans son &eacute;tude.<br /><br />La formation initiale des membres de l&rsquo;&eacute;quipe n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement centr&eacute;e sur le m&eacute;tier de journaliste, fait remarquer Cindy Royal ; ils sont g&eacute;n&eacute;ralement titulaires de dipl&ocirc;mes dans des domaines tels que &laquo; l&rsquo;art et le design, l&rsquo;anthropologie, l&rsquo;anglais, l&rsquo;histoire, l&rsquo;urbanisme, la rh&eacute;torique et bien s&ucirc;r le journalisme &raquo;. <br /><br />Cette &eacute;quipe a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 2007 par Aaron Pilhofer et Matt Ericson pour cr&eacute;er un groupe de d&eacute;veloppeurs/journalistes pouvant travailler avec toutes les r&eacute;dactions, en se concentrant sur la RAO.</p>
<p style="text-align: justify;">Le laboratoire de recherche et d&eacute;veloppement du Telegraph adopte actuellement une approche similaire.<br />&laquo; L&rsquo;id&eacute;e est de combiner les contenus et la marque du Telegraph pour les introduire dans de nouveaux domaines innovants en ligne et en utilisant les nouvelles technologies pour cr&eacute;er de nouveaux moyens de consulter ces contenus &raquo;, r&eacute;sume le directeur du groupe responsable des services mobiles, Maani Safa.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>S&eacute;paration des t&acirc;ches pour la collecte et le d&eacute;veloppement des contenus<br /></strong></span>Juan Senor, un des associ&eacute;s du cabinet Innovation Media Consulting pr&eacute;conise n&eacute;anmoins de ne pas submerger de d&eacute;fis technologiques les journalistes. <br />Il propose de diviser la salle de r&eacute;daction en flux entrants et sortants pour que les journalistes se concentrent sur la recherche de sujets et laissent les d&eacute;veloppeurs et journalistes visuels d&eacute;cider de la mani&egrave;re dont l&rsquo;information sera pr&eacute;sent&eacute;e. <br /><br />En moyenne, il faudrait un d&eacute;veloppeur pour cinq journalistes, pense-t-il. Les formations en journalisme commencent &agrave; int&eacute;grer ce besoin croissant de comp&eacute;tences techniques. <br />L&rsquo;universit&eacute; de Columbia a r&eacute;cemment lanc&eacute; un programme &laquo; journalisme et ing&eacute;nierie &raquo;. <br />Et Time Magazine se demandait l&rsquo;an dernier si les passionn&eacute;s d&rsquo;informatique pouvaient sauver le journalisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans tous les cas, le but est d&rsquo;associer les comp&eacute;tences et l&rsquo;instinct journalistique aux connaissances techniques de l&rsquo;analyse de donn&eacute;es.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Article de Mike Oreskes, AP, R&eacute;dacteur en chef paru dans le WAN-IFRA Magazine (Edition Juillet-Ao&ucirc;t 2010).</strong></em></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>cd8c17c3-0652-4dbc-8e15-7fc43f791dd7</id><title>Pas (encore) de couleur</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/07/26/pas_encore_de_couleur" /><updated>26-Jul-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p>Le patron d&rsquo;Amazon, Jeff Bezos, a mis un frein aux sp&eacute;culations sur l&rsquo;arriv&eacute;e prochaine d&rsquo;une version couleur de l&rsquo;E-Ink. <br />Les mod&egrave;les sont encore au stade de prototypes, donc pas encore pr&ecirc;ts pour une production &agrave; grande &eacute;chelle. Mais Amazon pr&eacute;pare de nouveaux mod&egrave;les de son Kindle. <br /><br />Parmi les rumeurs r&eacute;currentes, une version WiFi-3G pour compl&eacute;ter la gamme purement 3G. Une application Android de Kindle devrait aussi &ecirc;tre lanc&eacute;e durant l&rsquo;&eacute;t&eacute;.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>80c4d48c-4896-4e2a-b184-6aeb7cdbcdeb</id><title>Vers la salle de rédaction virtuelle… en 2015</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/07/16/vers_la_salle_de_redaction_virtuelle_en_2015" /><updated>16-Jul-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><i>Article de Bertrand PECQUERIE,&nbsp;Directeur du World Editors Forum.<br />Le World Editors Forum est la division qui repr&eacute;sente les r&eacute;dacteurs en chef et les responsables &eacute;ditoriaux au sein de la WAN-IFRA.</i></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Juillet 2010 -</i> Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;une salle de r&eacute;daction ? Des bureaux, des &eacute;crans d&rsquo;ordinateur, des journalistes, du talent, l&rsquo;ambition de faire partie du &laquo; quatri&egrave;me pouvoir &raquo; ? Un peu de tout cela, mais surtout une intelligence collective qui permet de produire de l&rsquo;information de qualit&eacute; dans un d&eacute;lai d&eacute;termin&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify;">Or cette forme d&rsquo;intelligence fond&eacute;e sur le rassemblement en un lieu unique de talents individuels est aujourd&rsquo;hui triplement menac&eacute;e :<br />- par la crise de la presse qui r&eacute;duit les effectifs,<br />- par la technologie qui permet de concevoir d&rsquo;autres formes d&rsquo;intelligence collective, par exemple en r&eacute;seaux,<br />- par les lecteurs et utilisateurs qui contestent la toute puissance des journalistes et veulent &ecirc;tre acteurs dans la production de l&rsquo;information.</p>
<p style="text-align: justify;">Un certain mod&egrave;le de salle de r&eacute;daction aura donc dur&eacute; deux cents ans &ndash; disons du d&eacute;but du XIX<sup>e</sup> au d&eacute;but du XXI<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle &ndash;, il est en train de mourir et nous peinons &agrave; voir &agrave; quoi ressemblera la salle de r&eacute;daction des ann&eacute;es 2020 ou 2030. Pour y voir plus clair, il faut bien distinguer trois phases dans l&rsquo;organisation des salles de r&eacute;daction.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><b>La conception pyramidale de l&rsquo;information</b></span><br />L&rsquo;Europe aura mis plus d&rsquo;un demi-si&egrave;cle &agrave; inventer son mod&egrave;le de salle de r&eacute;daction entre 1785, date de la cr&eacute;ation du Daily Universal Register, l&rsquo;anc&ecirc;tre du Times de Londres et la g&eacute;n&eacute;ralisation de la &laquo; penny press &raquo; avec The Daily Telegraph and Courier en 1855.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est durant cette p&eacute;riode que sont invent&eacute;es la distinction entre l&rsquo;&eacute;diteur et le r&eacute;dacteur en chef, la structuration de la r&eacute;daction en services ou l&rsquo;instauration de conf&eacute;rences de r&eacute;daction le matin (d&eacute;finition du journal du lendemain) et le soir (cr&eacute;ation de la &laquo; une &raquo; du quotidien).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qu&rsquo;il faut retenir de cette &eacute;poque, c&rsquo;est une conception pyramidale de l&rsquo;information avec les rotatives dans les caves, les linotypistes et la publicit&eacute; au rez-de-chauss&eacute;e, les services dans les &eacute;tages et les bureaux de la direction au sommet. &Agrave; l&rsquo;image du New York Inquirer dans Citizen Kane d&rsquo;Orson Wells, et cela refl&egrave;te bien le syst&egrave;me du pouvoir dans un journal classique : le r&ocirc;le central du r&eacute;dacteur en chef, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre autorit&eacute; et le cycle de production de l&rsquo;information est vertical entre la base et le sommet. Ce type d&rsquo;organisation va se diffuser dans le monde entier pendant deux cents ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><b><span style="color: #ff00ff;">Le mod&egrave;le centralis&eacute; productiviste</span></b><br />Le mod&egrave;le pyramidal ne sera pas contest&eacute; jusqu&rsquo;au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, mais il dispara&icirc;t progressivement avec l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une salle de r&eacute;daction bis en charge d&rsquo;internet et des nouvelles plateformes de distribution de l&rsquo;information.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand mot du d&eacute;but des ann&eacute;es 2000 est celui de &laquo; convergence &raquo; ou plus prosa&iuml;quement celui d&rsquo;int&eacute;gration. Il s&rsquo;agit d&rsquo;int&eacute;grer deux r&eacute;dactions qui ont peu en commun : pas les m&ecirc;mes lecteurs, pas les m&ecirc;mes rythmes, pas les m&ecirc;mes crit&egrave;res de s&eacute;lection de l&rsquo;information&hellip; Et le mod&egrave;le qui va s&rsquo;imposer au d&eacute;but de ce si&egrave;cle est le mod&egrave;le centralis&eacute; productiviste avec symboliquement les r&eacute;dacteurs en chef r&eacute;unis au centre et tous les services dispos&eacute;s dans les rayons. <br /><br />Deux &eacute;l&eacute;ments sont radicalement diff&eacute;rents du mod&egrave;le pyramidal : d&rsquo;abord l&rsquo;id&eacute;e que tous les journalistes travaillent (officiellement) pour toutes les plateformes avec une proximit&eacute; entre journalistes traditionnels et journalistes nouveaux m&eacute;dias ; ensuite l&rsquo;obligation pour les chefs de service de &laquo; jouer collectif &raquo; et, tout au long de la journ&eacute;e, de compter avec de multiples &laquo; deadlines &raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Souvent, c&rsquo;est un mod&egrave;le centralis&eacute; et productiviste qui &eacute;merge dans cet environnement. Centralis&eacute;, car il ne rompt pas vraiment avec le mod&egrave;le pyramidal du XIX<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle : on y retrouve les m&ecirc;mes services (politique &eacute;trang&egrave;re, social&hellip;) et la m&ecirc;me logique de production des contenus. Productiviste, car toutes les politiques d&rsquo;int&eacute;gration se sont traduites par une r&eacute;duction des effectifs de 12 &agrave; 20&nbsp;%. <br />Cela fait partie du non-dit, mais tous les groupes de presse ont fait en sorte que &laquo; modernit&eacute; &raquo; rime avec &laquo; r&eacute;duction des effectifs &raquo;. Cela n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs en soi rien de condamnable puisque les nouveaux <st1:stockticker>CMS</st1:stockticker> (Content Management Systems) permettent des gains de productivit&eacute; tr&egrave;s importants.</p>
<p style="text-align: justify;">N&eacute;anmoins, le mod&egrave;le est ambivalent. S&rsquo;il r&eacute;sout en grande partie la question de l&rsquo;int&eacute;gration de deux r&eacute;dactions et des deux fa&ccedil;ons de produire de l&rsquo;information, il reste attach&eacute; au mod&egrave;le traditionnel d&rsquo;intelligence collective qui consiste &agrave; r&eacute;unir en un seul lieu des centaines de journalistes. Or c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce mod&egrave;le centralis&eacute; productiviste qui est en train d&rsquo;&ecirc;tre boulevers&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><b>La salle de r&eacute;daction virtuelle des ann&eacute;es 2015</b></span></p>
<p style="text-align: justify;">Tous les &eacute;l&eacute;ments technologiques, humains et conceptuels sont pr&eacute;sents pour dessiner une nouvelle forme d&rsquo;intelligence collective qui s&rsquo;appellera encore &laquo; salle de r&eacute;daction &raquo;, mais beaucoup plus d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;e qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui  :<br />- Il n&rsquo;y aura plus besoin de r&eacute;unir en un seul lieu les journalistes dits &laquo; de production &raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire ceux qui font les articles, les postings, les vid&eacute;os, les contenus. <br />Les technologies mobiles leur permettent d&rsquo;&ecirc;tre presque 100&nbsp;% de leur temps sur le terrain et en m&ecirc;me temps de formater et distribuer les contenus de leur ordinateur ou de leur t&eacute;l&eacute;phone portable. <br />Quant &agrave; la liaison avec leur chef de service ou la conf&eacute;rence du matin avec leurs coll&egrave;gues, de nouveau elle peut &ecirc;tre totalement d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;e. Le temps de la &laquo; virtual newsroom &raquo; adviendra le jour o&ugrave; le t&eacute;l&eacute;phone du journaliste sera son bureau&hellip;</p>
<p style="text-align: justify;">- La deuxi&egrave;me r&eacute;volution est la fin du travail auto-centr&eacute; sur la production journalistique assur&eacute;e par la r&eacute;daction. <br />Avant, un bon article &eacute;tait un article &eacute;crit par un membre de l&rsquo;&eacute;quipe &eacute;ditoriale, demain un bon article sera plus proche d&rsquo;un wiki (travail collaboratif) car il int&egrave;grera des &eacute;l&eacute;ments ext&eacute;rieurs au travail du journaliste : des alertes, des commentaires, des &eacute;l&eacute;ments multim&eacute;dias, etc. <br />La fin de l&rsquo;article auto-centr&eacute; signifie l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un travail en r&eacute;seau avec des &laquo; lecteurs-producteurs de contenus &raquo;. Tous ces contributeurs occasionnels ne seront bien s&ucirc;r pas physiquement pr&eacute;sents dans la r&eacute;daction. Mais il faudra veiller au &laquo; fact-checking &raquo; avec une &eacute;quipe professionnelle d&eacute;di&eacute;e.</p>
<p style="text-align: justify;">- Qui restera alors dans la &laquo; slim newsroom &raquo; de 2015 ? La r&eacute;daction en chef bien s&ucirc;r, mais aussi les &laquo; journalistes de dispatching et de repackaging &raquo;, ceux qui sont en charge de la mise en forme et de la distribution de l&rsquo;information. <br />Ces journalistes-l&agrave; ne produisent pas de l&rsquo;information, mais ils la mettent en sc&egrave;ne sur l&rsquo;ensemble des plateformes g&eacute;r&eacute;es par leur groupe m&eacute;dia. Leur cr&eacute;ativit&eacute; portera essentiellement sur la cr&eacute;ation d&rsquo;applications pour les tablettes et les e-readers qui r&eacute;inventent le &laquo; daily me &raquo; ou journal personnalis&eacute;. Cette cat&eacute;gorie de journalistes repr&eacute;sentera entre un tiers et la moiti&eacute; des effectifs d&rsquo;une r&eacute;daction.</p>
<p style="text-align: justify;">- La quatri&egrave;me &eacute;volution probable portera sur la place du studio vid&eacute;o dans la salle de r&eacute;daction : aujourd&rsquo;hui il est &ndash; sauf au Financial Times de Londres &ndash; consid&eacute;r&eacute; comme un &eacute;l&eacute;ment mineur du processus de fabrication de l&rsquo;information. Demain, il deviendra l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment central et f&eacute;d&eacute;rateur d&rsquo;une salle de r&eacute;daction avec la g&eacute;n&eacute;ralisation de l&rsquo;internet haut d&eacute;bit et des smartphones&hellip;</p>
<p style="text-align: justify;">Cette salle de r&eacute;daction virtuelle existe peut-&ecirc;tre d&eacute;j&agrave; en miniature, par exemple au Huffington Post.<br /><br /><b><i>Article du WAN-IFRA Magazine (Juillet-Ao&ucirc;t 2010)</i></b><br /><br /></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>5398c0d1-5450-41ab-aa28-60e3d9e20c23</id><title>Rédactions intégrées : Comment procéder ?</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/07/16/redactions_integrees__comment_proceder_" /><updated>16-Jul-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><i>Juillet 2010 -</i> L&rsquo;int&eacute;gration des &eacute;quipes papier et Internet contribue &agrave; une plus grande efficacit&eacute; de la r&eacute;daction et am&eacute;liore souvent aussi ses co&ucirc;ts de fonctionnement. Une fois cette int&eacute;gration d&eacute;cid&eacute;e, la m&eacute;thode &agrave; suivre pour conduire ce changement suscite souvent des questions. <br />Cet article propose une liste de points &agrave; passer en revue pour ce type de projet. Elle est bas&eacute;e sur les retours d&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;&eacute;diteurs qui ont mis en place des r&eacute;dactions int&eacute;gr&eacute;es.</p>
<p style="text-align: justify;">Premi&egrave;rement, tout processus important de changement en salle de r&eacute;daction doit &ecirc;tre une d&eacute;cision venant du haut et se r&eacute;percutant jusqu&rsquo;&agrave; la base. <br />Les dirigeants doivent participer activement aux changements. L&rsquo;&eacute;diteur, le directeur de la r&eacute;daction, le r&eacute;dacteur en chef doivent soutenir cette transition et s&rsquo;engager &agrave; la faire progresser. <br />&laquo; Cela ne marche que si les dirigeants sont non seulement pour le changement, mais aussi le soutiennent &agrave; fond &raquo;, explique Michael Paustian, r&eacute;dacteur en chef adjoint du journal allemand BILD dont la r&eacute;daction a quitt&eacute; Hambourg il y a trois ans pour s&rsquo;installer au si&egrave;ge d&rsquo;Axel Springer &agrave; Berlin.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; Je pense qu&rsquo;il existe diverses fa&ccedil;ons de concevoir une salle de r&eacute;daction avec ses flux de production &raquo;, ajoute Michael Paustian, &laquo; mais le plus important, ce sont les &lsquo;comp&eacute;tences douces&rsquo;, quelqu&rsquo;un qui sait motiver l&rsquo;&eacute;quipe et qui sait dire : &lsquo;&Ccedil;a, c&rsquo;est important&rsquo;. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxi&egrave;mement, une fois la d&eacute;cision prise, observez attentivement ce qu&rsquo;ont fait d&rsquo;autres &eacute;diteurs et comment ils l&rsquo;ont fait. <br />Certaines id&eacute;es sont certainement aussi valables pour votre salle de r&eacute;daction. Des douzaines d&rsquo;entreprises de presse dans le monde ont d&eacute;j&agrave; introduit des changements majeurs en salle de r&eacute;daction et beaucoup d&rsquo;entre elles sont pr&ecirc;tes &agrave; vous faire part de leurs exp&eacute;riences.</p>
<p style="text-align: justify;">Troisi&egrave;mement, apprenez &agrave; conna&icirc;tre vos lecteurs et utilisateurs. Cherchez &agrave; savoir, qui ils sont et ce qu&rsquo;ils veulent. <br />&laquo; Nous avons d&eacute;marr&eacute; avec une large &eacute;tude pour savoir qui &eacute;taient les lecteurs d&rsquo;Aftonbladet &raquo;, commente Magnus Ringman, directeur de la r&eacute;daction &agrave; Aftonbladet en Su&egrave;de. &laquo; Nous avons identifi&eacute; sept groupes diff&eacute;rents de lecteurs qui sont pris en consid&eacute;ration quand la r&eacute;daction d&eacute;veloppe le contenu pour le journal et les sites Internet. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Quatri&egrave;mement, &eacute;valuez votre r&eacute;daction, votre planning, vos flux de production et vos &eacute;quipements techniques. <br />D&eacute;cidez ensuite de ce dont vous aurez besoin pour mener &agrave; bien ce que vous souhaitez faire. Le processus d&rsquo;int&eacute;gration n&eacute;cessite bien souvent un r&eacute;agencement de la salle de r&eacute;daction et des modifications du flux de production. <br /><br />Par exemple, la nouvelle salle de r&eacute;daction des titres Blick de Ringier, qui est devenue op&eacute;rationnelle d&eacute;but mars&nbsp;2010, est form&eacute;e d&rsquo;un espace compl&egrave;tement ouvert, sans murs de s&eacute;paration, avec un endroit central o&ugrave; sont prises les d&eacute;cisions et o&ugrave; sont assis les chefs des titres. Les bureaux des &eacute;quipes charg&eacute;es des actualit&eacute;s sont situ&eacute;s &agrave; c&ocirc;t&eacute; &laquo; Nous avons essay&eacute; de placer les collaborateurs pr&egrave;s de l&rsquo;endroit o&ugrave; sont prises les d&eacute;cisions qui les concernent &raquo;, explique le responsable de la salle de r&eacute;daction, Andr&eacute; Maerz.</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre chose importante pour Ringier est le grand mur vid&eacute;o situ&eacute; juste en face de la zone o&ugrave; sont assis les r&eacute;dacteurs en chef. De nombreux &eacute;crans LCD forment un &eacute;cran vid&eacute;o g&eacute;ant qui permet &eacute;galement d&rsquo;afficher une seule grande image. Les journalistes peuvent regarder l&rsquo;&eacute;cran et entendre le son accompagnant les vid&eacute;os via leurs &eacute;couteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant &agrave; la technologie, les fournisseurs sont souvent des partenaires tout au long du processus de changement et comme ils ont l&rsquo;habitude de travailler avec d&rsquo;autres &eacute;diteurs dans des conditions similaires, ils peuvent facilement vous aider pour l&rsquo;un ou l&rsquo;autre probl&egrave;me. <br />Quelques &eacute;diteurs, comme Archant au Royaume-Uni, pensent qu&rsquo;il est pr&eacute;f&eacute;rable de changer d&rsquo;abord le flux de production avant d&rsquo;introduire une nouvelle technologie.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinqui&egrave;mement, d&eacute;veloppez un plan extr&ecirc;mement pr&eacute;cis de ce que vous voulez faire et transformez petit &agrave; petit cette vision en r&eacute;alit&eacute;. <br />&laquo; Je pense que la chose la plus importante est de savoir tr&egrave;s exactement ce que vous voulez, que ce soit la couleur des chaises et des armoires, le genre d&rsquo;&eacute;cran vid&eacute;o, le genre de structure &raquo;, explique Andr&eacute; Maerz. &laquo; Plus votre vision est claire, plus il vous sera facile d&rsquo;expliquer &agrave; vos collaborateurs ce que vous souhaitez. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Sixi&egrave;mement, la communication avec vos collaborateurs est essentielle. Expliquez-leur quel objectif vous poursuivez et pourquoi. <br />&laquo; Il est important dans un processus de transformation r&eacute;dactionnelle que les gens comprennent ce que vous attendez d&rsquo;eux &raquo;, ajoute James Foster, r&eacute;dacteur charg&eacute; des projets sp&eacute;ciaux chez Archant. <br />&laquo; Par exemple, si vous introduisez une nouvelle technologie, assurez-vous qu&rsquo;ils savent bien ce qu&rsquo;on attend d&rsquo;eux quelle que soit cette nouvelle technologie. Cela prend du temps d&rsquo;expliquer, de faire ses exp&eacute;riences, de former... Mais il est n&eacute;cessaire de passer du temps avec les gens, pour qu&rsquo;ils adh&egrave;rent au projet avant de passer au concret. Plus vous passez de temps &agrave; expliquer, &agrave; pratiquer, &agrave; former, plus votre chance de succ&egrave;s est grande. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Septi&egrave;mement, formez votre &eacute;quipe &agrave; ses nouveaux r&ocirc;les sur les nouveaux &eacute;quipements et/ou technologies et poursuivez vos programmes de formation &agrave; diff&eacute;rents niveaux et de fa&ccedil;on r&eacute;guli&egrave;re. <br />&laquo; Un aspect fondamental est la formation &raquo;, confirme Kaius Niemi, directeur de la r&eacute;daction &agrave; Helsingin Sanomat en Finlande. &laquo; Certaines formations sont tr&egrave;s techniques, d&rsquo;autres tr&egrave;s th&eacute;matiques. Par exemple : comment d&eacute;velopper les diff&eacute;rentes fa&ccedil;ons de rapporter une info et la rendre multim&eacute;dia pour le support e-reading. Il est tr&egrave;s important que les gens de la salle de r&eacute;daction aient suffisamment d&rsquo;exp&eacute;riences et de connaissances pour qu&rsquo;ils se sentent &agrave; l&rsquo;aise dans leur travail. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Huiti&egrave;mement, introduisez les changements pr&eacute;vus et de pr&eacute;f&eacute;rence aussi vite que possible. <br />Martin J&ouml;nsson, r&eacute;dacteur en chef adjoint au Svenska Dagbladet en Su&egrave;de : &laquo; Si quelqu&rsquo;un me demande si je crois en une int&eacute;gration rapide ou une int&eacute;gration progressive, je r&eacute;pondrais : une int&eacute;gration progressive rapide. Nous y croyons et pensons que c&rsquo;est la meilleure chose &agrave; faire, mais il n&rsquo;est pas possible de tout faire en m&ecirc;me temps. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Neuvi&egrave;mement, &eacute;valuez les changements introduits. Qu&rsquo;est-ce qui marche bien et qu&rsquo;est-ce qui pourrait marcher mieux ? Que faut-il revoir ? Qu&rsquo;est-ce qui aurait besoin d&rsquo;un petit peaufinage ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dixi&egrave;mement, introduisez les changements issus de votre &eacute;valuation et reprenez les num&eacute;ros&nbsp;7, 9 et&nbsp;10. Pour rester efficace et rentable, le processus de mise en place d&rsquo;une r&eacute;daction int&eacute;gr&eacute;e doit &ecirc;tre continu.</p>
<p style="text-align: justify;">Combien d&rsquo;entreprises de presse ont r&eacute;fl&eacute;chi &agrave; une strat&eacute;gie de d&eacute;veloppement et de distribution du contenu via iPad il y a un an ? Aucune, bien entendu, puisque l&rsquo;appareil n&rsquo;avait pas encore &eacute;t&eacute; annonc&eacute;. Cependant, aujourd&rsquo;hui bon nombre d&rsquo;&eacute;diteurs ont mis en place leur strat&eacute;gie iPad ou sont en train de le faire. <br />Et beaucoup d&rsquo;entre eux sont justement ceux qui avaient d&eacute;j&agrave; transform&eacute; leur r&eacute;daction en r&eacute;daction bim&eacute;dia papier/Web et ont repens&eacute; leur structure pour int&eacute;grer l&rsquo;iPad. De telles entreprises de presse sont bien plac&eacute;es pour r&eacute;agir rapidement aux nouveaux d&eacute;veloppements au fur et &agrave; mesure de leur essor.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><b>Remarque &agrave; propos des conseils :</b></span><br />Cet article donne quelques conseils pour la mise en place de r&eacute;dactions int&eacute;gr&eacute;es. Nous nous sommes bas&eacute;s sur les discussions que nous avons eues avec de nombreux &eacute;diteurs, mais le processus d&rsquo;int&eacute;gration est individuel et ne repose pas sur une solution unique convenant &agrave; tout le monde. Il est tout &agrave; fait possible que l&rsquo;ordre des &eacute;tapes &agrave; prendre en compte soit &agrave; modifier ou que d&rsquo;autres &eacute;tapes soient &agrave; rajouter dans cette liste.<br /><br /><b><i>Article du WAN-IFRA Magazine (Juillet-Ao&ucirc;t 2010)</i></b></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>3d8fa7fc-3e26-4284-81a5-e7b84a44676e</id><title>Recherche d’équilibre sur une houle portante</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/07/16/recherche_dequilibre_sur_une_houle_portante" /><updated>16-Jul-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><i>Tour d'horizon du Mobile Media Day organis&eacute; par la WAN-IFRA les 18 &amp; 19 mai derniers... </i><br /><br /><i>Juillet 2010 -</i> En pr&eacute;sentant des portfolios riches en applications news ou th&eacute;matiques, sites web mobiles ou applications web, les intervenants de Mobile Media Day ont aussi partag&eacute; avec la salle leurs propres questions. Et dans le domaine du marketing mobile, chaque ann&eacute;e apporte de nouvelles interrogations.</p>
<p style="text-align: justify;">Un des sujets les plus d&eacute;licats aujourd&rsquo;hui est l&rsquo;introduction d&rsquo;un mod&egrave;le payant. Thomas Hvidt, responsable des services mobiles de JP/Politiken (&eacute;diteur de Politiken, Ekstra Bladet) au Danemark, a par exemple une exp&eacute;rience r&eacute;ussie d&rsquo;applications payantes pour des guides touristiques ou des dictionnaires. <br />Mais son groupe s&rsquo;interroge sur la meilleure mani&egrave;re de faire payer le contenu de ses quotidiens. <br /><br />&laquo; Nous souhaitons lancer un mod&egrave;le bas&eacute; sur l&rsquo;abonnement et ne pas faire payer seulement le t&eacute;l&eacute;chargement des applications comme beaucoup le font &raquo;, dit Thomas Hvidt. <br />&laquo; Il est essentiel de susciter l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t en proposant des abonnements gratuits &agrave; l&rsquo;essai et en utilisant les possibilit&eacute;s offertes par le canal de distribution de l&rsquo;App Store. Nous pensons &eacute;galement cr&eacute;er diff&eacute;rents niveaux d&rsquo;acc&egrave;s pour nos applications &agrave; l&rsquo;aide de la fonction &lsquo;In App Purchase&rsquo; (<st1:stockticker>API</st1:stockticker>). &raquo; <br />L&rsquo;<st1:stockticker>API</st1:stockticker> &lsquo;In App Purchase&rsquo; existe depuis fin 2009 et permet au d&eacute;veloppeur d&rsquo;ins&eacute;rer un syst&egrave;me de paiement pour une partie des contenus ou services au sein d&rsquo;une application propos&eacute;e dans l&rsquo;App Store d&rsquo;Apple.</p>
<p style="text-align: justify;">Thomas Hvidt et son homologue italien Federico Vittadello (groupe RCS, &eacute;diteur de Corriere Della Sera et Gazzetta Dello Sport) militent aussi pour que leurs concurrents contribuent &agrave; la promotion d&rsquo;un nouveau standard de march&eacute; rempla&ccedil;ant la gratuit&eacute; par le payant. <br />Ils soulignent tous les deux la n&eacute;cessit&eacute; de contr&ocirc;ler le syst&egrave;me de paiement (par ex. via l&rsquo;<st1:stockticker>API</st1:stockticker> &lsquo;In App Purchase&rsquo; pour l&rsquo;iPhone) et de reprendre ainsi la ma&icirc;trise de leur portefeuille d&rsquo;abonn&eacute;s. <br /><br />RCS propose des formules d&rsquo;abonnement aux contenus de ses quotidiens sur l&rsquo;iPhone mais aussi via les boutiques OVI (Nokia), Blackberry, Vodafone, Samsung. Et Federico Vittadello est satisfait des premiers r&eacute;sultats de ses offres payantes lanc&eacute;es cette ann&eacute;e. Mais la prochaine &eacute;tape serait de pouvoir attribuer un compte RCS unique &agrave; chaque client afin de contr&ocirc;ler et moduler les offres d&rsquo;abonnements faites sur les diff&eacute;rents produits du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la pr&eacute;sentation de Marc Lamarche et l&rsquo;offre extr&ecirc;mement riche en services et applications mobiles d&rsquo;Edipresse, la question du paiement des contenus est rel&eacute;gu&eacute;e au second plan. Le responsable des services mobiles d&rsquo;Edipresse soul&egrave;ve un autre enjeu de taille, celui de la publicit&eacute; sur les mobiles. <br /><br />&laquo; La plupart de nos contenus sont gratuits &agrave; l&rsquo;exception de deux produits de niche. Et nous en resterons l&agrave; car nous croyons &agrave; la publicit&eacute; sur mobiles. &raquo; Le groupe remporte d&eacute;j&agrave; des succ&egrave;s dans ce domaine et plus que l&rsquo;audience, c&rsquo;est l&rsquo;affinit&eacute; avec une cible qui compte dans ce domaine : &laquo; Notre application Femina repr&eacute;sente d&eacute;j&agrave; un succ&egrave;s financier du point de vue de la publicit&eacute;. Le trafic n&rsquo;est pas tr&egrave;s grand, mais nous r&eacute;pondons &agrave; un besoin car il existe peu d&rsquo;applis pour les femmes. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Le probl&egrave;me de la publicit&eacute; sur mobile, expliquent la plupart des intervenants, est souvent le manque de connaissances du fonctionnement de ce m&eacute;dia par les agences et les annonceurs, sans m&ecirc;me mentionner les &eacute;quipes de vente en interne. <br />&laquo; Par exemple, nous devons souvent d&eacute;velopper nous-m&ecirc;mes des microsites mobiles pour nos annonceurs si nous voulons que l&rsquo;utilisateur atterrisse quelque part quand il clique sur une banni&egrave;re ou une pub plein &eacute;cran &raquo;, poursuit Marc Lamarche. Edipresse peut aussi mettre en &oelig;uvre une panoplie de fonctions interactives : &laquo; la possibilit&eacute; pour les utilisateurs d&rsquo;envoyer un SMS pour en recevoir un en retour avec une URL cliquable ; de scanner des codes QR renvoyant &agrave; un site Internet pour mobiles ou de prendre des photos d&rsquo;une annonce avec leurs portables (NDLR : en utilisant la technologie Kooaba) pour un renvoi &agrave; un site Internet mobile &raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut oser toutes les possibilit&eacute;s cr&eacute;atives, exhortait Florian Gmeinwieser, directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;agence de publicit&eacute; allemande Plan.Net Media lors de la conf&eacute;rence. Il donnait aussi son avis sur la nouvelle r&eacute;gie publicitaire iAd annonc&eacute;e d&eacute;but avril par Apple.<br />iAd propose aux &eacute;diteurs (moyennant une commission de 40&nbsp;% pour Apple) de vendre des espaces publicitaires dans leurs applications. <br /><br />Pour Florian Gmeinwieser, cela permettra de toucher des cibles d&eacute;mographiques attractives pour les annonceurs. Mais le mauvais c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;iAd est le co&ucirc;t d&rsquo;entr&eacute;e prohibitif des campagnes (un investissement annuel minimum d&rsquo;un million de dollars, dit-il) et bien entendu les limitations techniques induites par un d&eacute;veloppement en HTML5.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><b>Guerre des &laquo; OS &raquo;, un air de d&eacute;j&agrave; vu</b></span><br />M&ecirc;me s&rsquo;il repr&eacute;sente encore un faible pourcentage du parc de mobiles en circulation, le smartphone d&rsquo;Apple a fait d&eacute;coller l&rsquo;Internet mobile et l&rsquo;utilisation des applications payantes et gratuites. <br />&laquo; Apple a ouvert la voie, mais c&rsquo;est Android qui permettra de cr&eacute;er un march&eacute; de masse &raquo;, pronostique pourtant Philippe Sugai, directeur du Mobile Consumer Lab, Universit&eacute; internationale au Japon. Et le syst&egrave;me d&rsquo;exploitation de Google entame effectivement la belle success story de l&rsquo;iPhone.</p>
<p style="text-align: justify;">La nouvelle bataille des &laquo; OS &raquo; pour terminaux mobiles r&eacute;jouit certainement les constructeurs, mais elle complique la vie des d&eacute;veloppeurs. <br />&Agrave; chaque syst&egrave;me d&rsquo;exploitation (car il faut aussi compter avec d&rsquo;autres acteurs importants dont Symbian de Nokia ou le BlackBerry OS de Reseach In Motion) est associ&eacute;e une biblioth&egrave;que de contenus (applications). <br />Et, comme le souligne Marc Lamarche, &laquo; les co&ucirc;ts de d&eacute;veloppement et de maintenance pour les applications de chaque fournisseur sont importants et n&eacute;cessitent un processus complexe de mise &agrave; jour&hellip; &raquo;. Ce qui implique des arbitrages difficiles. <br /><br />USA Today a ainsi choisi d&rsquo;ignorer les nombreux utilisateurs de BlackBerry sur son march&eacute; mais de ne pas faire l&rsquo;impasse sur Android. &laquo; Nous avons lanc&eacute; notre premi&egrave;re application native fin 2008 avec l&rsquo;arriv&eacute;e de l&rsquo;iPhone car auparavant le march&eacute; des appareils mobiles &eacute;tait trop fragment&eacute;&hellip; mais il semblerait que nous nous orientions &agrave; nouveau vers une fragmentation &raquo;, soulignait Matt Jones, vice-pr&eacute;sident de la strat&eacute;gie et des activit&eacute;s mobiles pour Gannett Digital/USA Today, lors de son intervention &agrave; <st1:stockticker>MMD</st1:stockticker>.</p>
<p style="text-align: justify;">USA Today a d&eacute;cid&eacute; de proposer une application Android en mai&nbsp;2009. Pour la premi&egrave;re fois au mois d&rsquo;avril&nbsp;2010, cette application a d&eacute;pass&eacute; le nombre de t&eacute;l&eacute;chargements de celle sur iPhone : &laquo; 100 000 t&eacute;l&eacute;chargements contre 50 000 pour l&rsquo;iPhone. Nous atteindrons probablement le million de t&eacute;l&eacute;chargements Android d&rsquo;ici novembre cette ann&eacute;e &raquo;, constate Matt Jones. <br />Bien loin encore des quelque 3&nbsp;millions d&rsquo;applications iPhone du quotidien d&eacute;j&agrave; t&eacute;l&eacute;charg&eacute;es, cependant Android est un param&egrave;tre que plusieurs intervenants &agrave; la conf&eacute;rence ont d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; int&eacute;gr&eacute; &agrave; leurs strat&eacute;gies.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs sp&eacute;cialistes des services mobiles &eacute;taient pr&eacute;sents &agrave; la conf&eacute;rence. <br />Et pour Conmio, Mobiletech, Arena ou CCI, cette nouvelle donn&eacute;e du march&eacute; permet de rappeler un principe pour lequel ils militent depuis l&rsquo;av&egrave;nement de l&rsquo;iPhone : il faut avoir une strat&eacute;gie de plateforme et non une d&eacute;marche iPhone, iPad ou Android. Les technologies se succ&egrave;dent mais la r&egrave;gle du jeu ne change pas : le vainqueur est celui qui contr&ocirc;le la relation avec l&rsquo;utilisateur final.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><b>L&rsquo;iPad fascine les annonceurs</b></span><br />L&rsquo;essentiel de la pr&eacute;sentation de Matt Jones portait sur le r&eacute;cent d&eacute;veloppement iPad d&rsquo;USA Today. Quelques semaines apr&egrave;s le lancement de cette application iPad aux &Eacute;tats-Unis, elle compte d&eacute;j&agrave; quelque 375 000 t&eacute;l&eacute;chargements. Et le responsable am&eacute;ricain avait effectivement des informations int&eacute;ressantes &agrave; partager avec l&rsquo;audience de <st1:stockticker>MMD</st1:stockticker>.</p>
<p style="text-align: justify;">Matt Jones salue en pr&eacute;ambule les qualit&eacute;s techniques de l&rsquo;outil (rapidit&eacute; du processeur, long&eacute;vit&eacute; de la batterie et un &eacute;cran superbe notamment) : &laquo; L&rsquo;iPad permet de lire confortablement install&eacute; dans son fauteuil ; ses capacit&eacute;s impressionnent les utilisateurs, notamment la vid&eacute;o... Ce qui est int&eacute;ressant pour nous c&rsquo;est que les gens s&rsquo;attendent &agrave; trouver de la pub lorsqu&rsquo;ils naviguent sur cet outil. &raquo; <br /><br />Il ajoute aussi que le facteur d&eacute;terminant dans sa d&eacute;cision d&rsquo;aller sur le iPad est son prix de vente : &laquo; Le nombre d&rsquo;appareils sur le march&eacute; repr&eacute;sente un des facteurs de succ&egrave;s pour les entreprises de presse. Il faut des lecteurs pour obtenir de la publicit&eacute; et de l&rsquo;argent pour d&eacute;velopper de meilleures applications. Avec un prix d&rsquo;entr&eacute;e de gamme de 499&nbsp;dollars, beaucoup de gens peuvent se permettre de l&rsquo;acheter. &raquo; <br /><br />Le challenge en cr&eacute;ant l&rsquo;application &eacute;tait plus du c&ocirc;t&eacute; du design et de la navigation que du d&eacute;veloppement technique en lui-m&ecirc;me, selon Matt Jones. Il ajoute qu&rsquo;il fallait tenir compte d&rsquo;une consommation de cette application essentiellement offline (la version 3G de l&rsquo;iPad &eacute;tant beaucoup plus ch&egrave;re).</p>
<p style="text-align: justify;">La partie de sa pr&eacute;sentation qui a retenu l&rsquo;attention concerne l&rsquo;enthousiasme des annonceurs. Dans la phase de lancement, USA Today a pass&eacute; un accord donnant une exclusivit&eacute; &agrave; un annonceur (h&ocirc;tels Marriott). <br />Contrairement &agrave; la politique commerciale du Wall Street Journal qui consiste &agrave; vendre un couplage print et iPad &agrave; ses annonceurs, USA Today a opt&eacute; pour une offre purement iPad en maximisant la visibilit&eacute; des annonceurs dans toutes les rubriques du journal. Une formule qui pla&icirc;t au point de remettre en cause le mod&egrave;le initial d&rsquo;abonnement qui devait &ecirc;tre propos&eacute; aux lecteurs d&egrave;s le 4&nbsp;juillet, apr&egrave;s une p&eacute;riode de trois mois d&rsquo;essai gratuit de l&rsquo;application. <br /><br />&laquo; Nous souhaitons tous remettre le g&eacute;nie dans la bouteille ; ce g&eacute;nie que nous avions laiss&eacute; s&rsquo;&eacute;chapper il y a 15 ans avec l&rsquo;av&egrave;nement de l&rsquo;acc&egrave;s gratuit au contenu en ligne. Mais la demande publicitaire sur l&rsquo;iPad est si forte que nous allons sans doute retarder cette d&eacute;cision. &raquo; <br /><br />D&egrave;s le d&eacute;but juillet au contraire, une nouvelle proposition sera faite aux annonceurs : &laquo; Nous offrons l&rsquo;exclusivit&eacute; &agrave; quatre annonceurs pour une p&eacute;riode de trois mois, mais &agrave; un prix fort, entre 30 et 60&nbsp;dollars CPM et nous garantissons un nombre de pages vues. Nous effectuons le suivi des utilisateurs et de leur comportement comme pour toutes nos activit&eacute;s mobiles. &raquo; <br />Mais Matt Jones conclut ainsi : &laquo; Pour le moment, l&rsquo;audience iPad se concentre sur l&rsquo;application qui recueille le double de visiteurs par rapport &agrave; notre site Web via le navigateur Safari. &Eacute;videmment, la question &agrave; un million de dollars est qui sera le vainqueur &agrave; terme : le site ou l&rsquo;application ? &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette p&eacute;riode de lancement, il faut s&rsquo;adapter au cours des &eacute;v&eacute;nements, souligne Thomas Hvidt : &laquo; Nous sommes en pr&eacute;paration de notre application iPad et nous recevons d&eacute;j&agrave; des questions de nos annonceurs &raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><b>La voix d&rsquo;Apple</b></span><br />Indirectement, Apple participait &agrave; Mobile Media Day o&ugrave; Stig Nordqvist, directeur du d&eacute;partement WAN-IFRA &laquo;Plates-formes num&eacute;riques &eacute;mergentes et d&eacute;veloppement commercial&raquo; et organisateur de la conf&eacute;rence, relayait les conseils de Paul Burford, &eacute;vang&eacute;liste d&rsquo;Apple (conseils apport&eacute;s dans le cadre d&rsquo;une r&eacute;cente r&eacute;union de l&rsquo;executive programme eRev) : &laquo;Pour d&eacute;velopper de meilleures applications iPhone  Il ne faut pas se baser sur la liste de fonctionnalit&eacute;s que vous souhaitez inclure dans votre application mais plut&ocirc;t essayer de r&eacute;pondre aux questions essentielles : Qu&rsquo;est-ce qui diff&eacute;rencie ma solution des autres et &agrave; quelle audience s&rsquo;adresse-t-elle ?. &raquo;</p>
<p><b><i>Article du WAN-IFRA Magazine (Juillet-Ao&ucirc;t 2010)</i></b></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>a193c029-d574-44a0-b60d-5d4743691726</id><title>Nouvelle cartographie de l’e-reading</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/07/16/nouvelle_cartographie_de_lereading" /><updated>16-Jul-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p><i>Juin 2010 -</i> Cette ann&eacute;e, les consommateurs n&rsquo;ont que l&rsquo;embarras du choix entre des dizaines de nouveaux e-readers et plusieurs ardoises multim&eacute;dias (de type iPad, ou les futurs HP Slate et WePad de Neofonie). Ils seront environ 20&nbsp;millions d&rsquo;acheteurs &agrave; acqu&eacute;rir l&rsquo;un de ces appareils. Et probablement plus de 5&nbsp;millions, juste pour l&rsquo;iPad.</p>
<p>D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le raffinement de l&rsquo;iPad, de l&rsquo;autre des outils e-readers plus grands, plus haut de gamme, mais admettons-le beaucoup moins sexy. Cependant, du c&ocirc;t&eacute; des &eacute;crans en &laquo; papier &eacute;lectronique &raquo; (utilisant la qualit&eacute; d&rsquo;affichage des &eacute;crans E-Ink au contraire du LCD utilis&eacute; sur les ardoises) le meilleur reste &agrave; venir.</p>
<p>Contrairement au grand public, les &eacute;diteurs n&rsquo;ont pas vraiment le choix entre l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces appareils. Ils doivent imaginer leurs contenus sur tous les outils &eacute;mergents. Leur pr&eacute;occupation est plus de trouver la meilleure &laquo; cha&icirc;ne de valeur &raquo;.</p>
<p>Actuellement, la presse participe surtout au succ&egrave;s commercial de l&rsquo;App Store d&rsquo;Apple et de la boutique Amazon. Et les r&egrave;gles sont strictes en mati&egrave;re de fixation des prix de vente, de partage des revenus ou de choix technologiques. <br /><br />Skiff (ex-FirstPaper) avec son futur e-reader et son digital store (pr&eacute;vu aussi pour les smartphones) va tenter de cr&eacute;er un nouveau mod&egrave;le plus en ad&eacute;quation avec les besoins de la presse. Mais, comme le souligne Mikal Rohde en charge du projet e-reading des &eacute;diteurs norv&eacute;giens, cela ressemble &agrave; une autre forme de mainmise. <br /><br />D&rsquo;autres plateformes existent, &agrave; l&rsquo;image de NewspaperDirect, partenaire de 1 500 publications dans le monde, qui joue sur tous les fronts possibles : l&rsquo;enTourage eDge (un double &eacute;cran avec technique E-Ink et LCD tactile), l&rsquo;iPad, le Kindle etc. Mais son kiosque &eacute;lectronique, qui propose des versions int&eacute;grales de quotidiens et magazines, ne r&eacute;sout qu&rsquo;une partie technique de l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me &agrave; inventer.</p>
<p><b>Trouver le juste prix</b><br />Qu&rsquo;il consulte une application iPad ou la version e-reader d&rsquo;une publication, le lecteur &eacute;volue dans l&rsquo;environnement d&rsquo;une marque. Et techniquement il est possible de le garder dans l&rsquo;univers de la publication, m&ecirc;me s&rsquo;il clique sur des liens publicitaires ou vers d&rsquo;autres contenus. <br />D&rsquo;une certaine mani&egrave;re, l&rsquo;&eacute;diteur reprend la main sur la volatilit&eacute; du Web. Et chacun imagine logiquement de nouveaux mod&egrave;les de contenus payants et des offres suppl&eacute;mentaires en publicit&eacute;.</p>
<p>Le grand secret qui a entour&eacute; le lancement de l&rsquo;iPad a laiss&eacute; peu de temps aux journaux pour peaufiner ce sc&eacute;nario. <br />L&rsquo;App Store suscite des milliers de nouvelles applications iPad ; pr&egrave;s de 80&nbsp;% des applications propos&eacute;es sont payantes (prix moyen de 4,99&nbsp;dollars) selon Mobclix. Mais les vraies informations sur ce que veulent les utilisateurs n&rsquo;arriveront pas avant quelques mois. <br /><br />La plupart des premi&egrave;res applications sont des &eacute;bauches faute de temps, d&rsquo;outils et de donn&eacute;es n&eacute;cessaires pour investir dans de vrais d&eacute;veloppements. Pour d&eacute;marrer une strat&eacute;gie commerciale sur l&rsquo;iPad, une fois la premi&egrave;re vague de curiosit&eacute; pass&eacute;e, il faudra proposer autre chose que la possibilit&eacute; de surfer sur une version light du site Web ou de feuilleter un journal sur un &eacute;cran multim&eacute;dia.</p>
<p>Certains titres ont d&eacute;cid&eacute; de se lancer d&egrave;s la sortie de l&rsquo;iPad afin de profiter de l&rsquo;engouement autour de cet outil. Le Wall Street Journal poursuit sa strat&eacute;gie payante avec un abonnement &agrave; 17,29&nbsp;dollars par mois et Time propose de lire chaque &eacute;dition de son magazine pour 4,99&nbsp;dollars. Mais ce sont encore des &eacute;piph&eacute;nom&egrave;nes.</p>
<p>Beaucoup optent pour des versions pr&eacute;liminaires gratuites. The Guardian propose une application exp&eacute;rimentale (l&rsquo;application Guardian Eyewitness), en partenariat avec Canon et bas&eacute;e sur des reportages photos (d&eacute;j&agrave; parus).</p>
<p>Le quotidien USA Today a trouv&eacute; un sponsor pour la premi&egrave;re version gratuite de son application iPad (les h&ocirc;tels Marriott) mais pr&eacute;vient les lecteurs qu&rsquo;elle sera disponible moyennant un abonnement &agrave; partir du 4&nbsp;juillet.<br /> &laquo; Nous sommes assez satisfaits des statistiques et des r&eacute;actions des utilisateurs, mais nous avons encore pas mal de boulot. Il faut que nous ajoutions des vid&eacute;os, une meilleure navigation, des mots crois&eacute;s, les cours de la bourse, des formats publicitaires, etc. &raquo;, souligne Matt Jones, vice-pr&eacute;sident des op&eacute;rations mobiles de Gannett Digital.</p>
<p>Jouant sur le prestige d&rsquo;une marque de presse et le buzz autour du lancement de l&rsquo;iPad, de grands annonceurs sont int&eacute;ress&eacute;s par des formes de sponsoring. Mais la publicit&eacute; &eacute;v&eacute;nementielle est par essence une source de revenus marginale.</p>
<p>La d&eacute;cision d&rsquo;Apple de rejeter Flash, outil cr&eacute;atif dominant dans l&rsquo;univers du Web, pose un v&eacute;ritable souci &agrave; ceux qui auraient aim&eacute; assurer les revenus de leurs applications iPad par la publicit&eacute;. <br />On a un peu de mal &agrave; accepter l&rsquo;assertion d&rsquo;Apple selon laquelle HTML5 peut tout faire comme Flash. Adobe aurait en pr&eacute;paration une solution alternative, bas&eacute;e sur un logiciel permettant initialement de convertir du code Flash en code iPhone. <br />Ce &laquo; Packager for iPhone &raquo; annonc&eacute; pour la prochaine version de Flash Professional CS5 conviendrait au iPad. Mais c&rsquo;est Apple qui fixe les r&egrave;gles et la soci&eacute;t&eacute; risque fort de &laquo; retoquer &raquo; ce contournement.</p>
<p><b>En attendant les nouveaux e-readers</b></p>
<p>Si les Tablet PC ont si facilement vol&eacute; la vedette aux e-readers cette ann&eacute;e, c&rsquo;est qu&rsquo;il existe encore une grande frustration sur les limitations graphiques des &eacute;crans E-Ink. Bien que d&eacute;j&agrave; les critiques fusent sur l&rsquo;illisibilit&eacute; des &eacute;crans multim&eacute;dias &agrave; la lumi&egrave;re du soleil. Un point fort du papier &eacute;lectronique. <br />Chacun attend avec impatience la couleur sur les &eacute;crans e-readers. <br />Elle arrive ! Et avec la couleur viendront certainement des possibilit&eacute;s de design plus sophistiqu&eacute;es que celles autoris&eacute;es par les formats EPUB et l&rsquo;outil Adobe Reader Mobile SDK (RMSDK) actuellement utilis&eacute;s.</p>
<p><b><i>Article du WAN-IFRA Magazine (Mai-Juin 2010)</i></b></p>
<p style="text-align: justify;"><b><i>&nbsp;</i></b></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>dbeb7c6b-4a6c-4d7b-be8d-4ea99bd3bc4d</id><title>Un iPad ne fait pas le printemps</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/07/16/un_ipad_ne_fait_pas_le_printemps" /><updated>16-Jul-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><i>Juin 2010 -</i> Comme pr&eacute;vu, la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de tablettes qui sort en 2010 bouscule les d&eacute;lais des projets e-reading des &eacute;diteurs. Mais qu&rsquo;on ne s&rsquo;y trompe pas ! Diff&eacute;rents concepts vont &eacute;merger et les lecteurs e-readers d&eacute;di&eacute;s (&eacute;crans E-Ink) prennent aussi leur envol.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>WAN-IFRA : Les &eacute;diteurs se pressent pour que leurs applis soient pr&ecirc;tes d&egrave;s le lancement de l&rsquo;iPad sur leur march&eacute; respectif. Est-ce que cela implique qu&rsquo;ils remettent &agrave; plus tard leurs projets e-readers ?<br />Stig Nordqvist : </b>Nous sommes en contact avec de nombreux journaux qui sont en train de pr&eacute;parer la version e-reader de leurs publications. Pour la plupart d&rsquo;entre eux, il ne s&rsquo;agit pas de pr&eacute;parer la version e-reader OU l&rsquo;appli iPad. <br />L&rsquo;iPad est l&agrave;, il faut faire vite. Et c&rsquo;est assez simple car cela revient &agrave; concevoir une extension d&rsquo;une appli iPhone, tout au moins au point de vue interne. Ceux qui ont travaill&eacute; sur les applis iPhone poss&egrave;dent les kits de d&eacute;veloppement logiciel et les connaissances techniques. <br />Mais les &eacute;diteurs sont bien conscients qu&rsquo;il faut aussi d&eacute;finir comment leurs publications seront lues sur une tablette multim&eacute;dia, car sur un iPhone les gens picorent de l&rsquo;information et l&rsquo;exp&eacute;rience sera diff&eacute;rente sur un iPad. <br /><br />Lorsque je parle avec des &eacute;diteurs am&eacute;ricains, japonais ou europ&eacute;ens, ils me disent que leurs projets e-reading font partie d&rsquo;une strat&eacute;gie &agrave; long terme.<br /> Les &eacute;diteurs qui ne planchent pas sur les e-readers pensent probablement que l&rsquo;iPad est une bonne excuse pour laisser tomber la question des e-readers &ndash; mais ils &eacute;taient de toute fa&ccedil;on sceptiques sur ces lecteurs. Les plus malins s&rsquo;occupent des deux cas de figure parce que ce sont deux outils diff&eacute;rents et que des habitudes de lecture particuli&egrave;res se d&eacute;gageront &agrave; l&rsquo;avenir. <br />Et m&ecirc;me &agrave; long terme, nous verrons la coexistence d&rsquo;appareils &laquo; polyvalents &raquo; et d&rsquo;appareils d&eacute;di&eacute;s. Tout comme les appareils photo de nos t&eacute;l&eacute;phones mobiles n&rsquo;ont pas &eacute;vinc&eacute; les appareils photo num&eacute;riques plus sophistiqu&eacute;s.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>WAN-IFRA : L&rsquo;exp&eacute;rience des applis payantes sur iPhone laisse imaginer un mod&egrave;le &eacute;conomique simple pour l&rsquo;iPad. Les &eacute;diteurs n&rsquo;ont donc pas de probl&egrave;mes !<br />Stig Nordqvist : </b>Au contraire, je pense que nous nous aventurons sur un terrain dangereux. Si vous cr&eacute;ez une appli payante pour l&rsquo;iPad qui ressemble trop &agrave; votre site Web, beaucoup de gens iront directement consulter le site gratuitement sur Safari (sans l&rsquo;exp&eacute;rience Flash bien s&ucirc;r). Si vous voulez que vos consommateurs paient, il faut leur servir autre chose. <br /><br />L&rsquo;iPad comporte encore beaucoup d&rsquo;incertitudes : Dans quel but les gens l&rsquo;ach&egrave;teront-ils ? Quelles seront les caract&eacute;ristiques d&eacute;mographiques des acheteurs ? Et vu le prix, je suppose que la majorit&eacute; des iPad vendus au d&eacute;but sera sans connexion 3G. <br />Il est donc difficile de dire clairement quel sera le mod&egrave;le &eacute;conomique. La connexion 3G est un atout pour consommer la presse. Ce sera donc un concept tr&egrave;s diff&eacute;rent de celui de l&rsquo;iPhone.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>WAN-IFRA : L&rsquo;iPad fournit au moins un bon environnement pour les annonceurs.<br />Stig Nordqvist :</b> Je n&rsquo;en suis pas si s&ucirc;r. Apple ne prend pas en charge Flash &ndash; et une majorit&eacute; de sites est fortement bas&eacute;e sur cette technologie, sans parler de la dominance de Flash sur le march&eacute; de la cr&eacute;ation des publicit&eacute;s Web. <br />Il est bien s&ucirc;r aberrant de fournir un acc&egrave;s gratuit &agrave; votre site Web si vous ne pouvez pas le financer par des publicit&eacute;s, pour la simple raison que l&rsquo;appareil ne prend pas Flash en charge. <br /><br />Les discussions sur la possibilit&eacute; d&rsquo;utiliser HTML5 pour remplacer Flash vont bon train. C&rsquo;est une option et ces derni&egrave;res semaines un bon nombre de sites Web ont test&eacute; des versions de leurs sites amput&eacute;es de Flash ou en HTLM5. Mais nous savons que les agences publicitaires ont pr&eacute;f&eacute;r&eacute; Flash &agrave; HTML parce qu&rsquo;il est ind&eacute;pendant des navigateurs et des plates-formes et l&rsquo;utilisateur voit exactement la m&ecirc;me chose, m&ecirc;me avec diff&eacute;rentes versions du m&ecirc;me navigateur.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>WAN-IFRA : Quels sont les divers segments de lecteurs &eacute;lectroniques, maintenant que le march&eacute; prend lentement son envol ?<br />Stig Nordqvist :</b> Je pense qu&rsquo;il y aura quatre groupes d&rsquo;appareils en 2010. Les lecteurs d&rsquo;entr&eacute;e de gamme pour les livres co&ucirc;teront finalement dans les 100 &agrave; 200&nbsp;dollars et resteront dot&eacute;s de petits &eacute;crans noir et blanc. <br />Ensuite les milieux de gamme dont le nouveau Kindle qui sera lanc&eacute; un peu plus tard cette ann&eacute;e, le lecteur Nook, etc. Leurs &eacute;crans font 6 &agrave; 8 pouces et ce sont principalement des appareils de lecture mais ils prennent &eacute;galement en charge plusieurs formats de documents. <br />Puis enfin les hauts de gamme (500 &agrave; 700&nbsp;dollars) avec des &eacute;crans plus grands comme le Kindle DX, (&eacute;cran de 9,7 pouces) et les prochains appareils de Plastic Logic et Skiff. Ils offrent non seulement des formats plus grands, mais aussi une exp&eacute;rience que je qualifierais de &laquo; multireading &raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;en plus de la lecture des livres, ils pr&eacute;sentent aussi un design visuel adapt&eacute; aux magazines et aux journaux. Bien s&ucirc;r, ils permettent aussi la lecture de vos documents de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Le concept que Plastic Logic et Research in Motion (RIM et son BlackBerry) ont imagin&eacute; pour les hommes d&rsquo;affaires est int&eacute;ressant : si vous achetez un e-reader 3G de Plastic Logic et que vous poss&eacute;diez un BlackBerry, toutes les pi&egrave;ces jointes que vous recevrez sur votre portable seront affich&eacute;s sur votre lecteur. Vous pourrez travailler dessus et les renvoyer par e-mail via votre t&eacute;l&eacute;phone. <br />Une excellente combinaison car certaines personnes n&rsquo;ont pas besoin dans leur vie quotidienne d&rsquo;un appareil qui fasse un peu de tout et soit multim&eacute;dia. <br />Elles pr&eacute;f&eacute;reront un appareil dont la batterie dure plusieurs jours car il consomme peu, accepte de lire toutes sortes de documents, pr&eacute;sente une connectivit&eacute; robuste, etc. Donc d&eacute;j&agrave; maintenant, le march&eacute; est segment&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify;">&Eacute;videmment quelques consommateurs compareront le Kindle DX (489&nbsp;dollars, 3G int&eacute;gr&eacute; et gratuit) avec les versions moins ch&egrave;res de l&rsquo;iPad (499-699&nbsp;dollars sans connectivit&eacute; 3G). Si vous achetez l&rsquo;iPad avec 3G (629-829&nbsp;dollars), vous avez 12 &agrave; 24 mois de co&ucirc;ts d&rsquo;abonnement 3G, ce qui au final vous co&ucirc;tera pratiquement le double. Mais il est s&ucirc;r que l&rsquo;iPad ou les futurs WePad et HP Slate forment un quatri&egrave;me groupe d&rsquo;appareils dont le prix se situe entre 400 et 800&nbsp;dollars plus les co&ucirc;ts pour la connexion 3G.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>WAN-IFRA : Quelles am&eacute;liorations verront le jour cette ann&eacute;e pour les lecteurs num&eacute;riques : dans le domaine de la couleur, du contraste, du temps de r&eacute;ponse ?<br />Stig Nordqvist :</b> Le temps de r&eacute;ponse ne se r&eacute;duira pas de fa&ccedil;on drastique. Ce n&rsquo;est pas la priorit&eacute; actuelle des fabricants. Ce sur quoi ils se concentrent, ce sont une r&eacute;duction du prix et une augmentation de la taille de l&rsquo;&eacute;cran. Le contraste et la couleur prennent de plus en plus d&rsquo;importance maintenant. <br />La couleur viendra ; quelques-uns disent cette ann&eacute;e, mais je pense qu&rsquo;ils sont un peu trop optimistes. Si nous avons de la chance, nous verrons un ou deux bons lecteurs en couleur vers la fin de l&rsquo;ann&eacute;e. <br /><br />La couleur percera en 2011 ou 2012. Elle est davantage adapt&eacute;e aux lecteurs haut de gamme et s&eacute;duira les annonceurs. <br />Quant aux &eacute;crans flexibles, on en parle &eacute;norm&eacute;ment. Mais ce qui est essentiel, c&rsquo;est la robustesse de l&rsquo;&eacute;cran : il faut pouvoir le manipuler comme on manipule un magazine. Il doit pouvoir tomber ou prendre la pluie sans qu&rsquo;il soit endommag&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant la discussion sur les &eacute;crans tactiles, tout ce qu&rsquo;on peut dire pour le moment, c&rsquo;est qu&rsquo;ils r&eacute;duisent la clart&eacute; et le contraste. <br />Donc je suis tent&eacute; d&rsquo;abonder dans le sens d&rsquo;Amazon : Fournissez un grand confort de lecture &agrave; l&rsquo;utilisateur et concentrez vos efforts sur ses attentes. Il est difficile de faire du multim&eacute;dia et de fournir un environnement qualitatif de lecture sur un seul appareil.</p>
<p style="text-align: justify;"><i>Stig Nordqvist dirige la recherche sur les m&eacute;dias num&eacute;riques ainsi que les Executive Programmes, eNews et eRev.<br /> Dans cette interview, il r&eacute;pond &agrave; quelques questions li&eacute;es au lancement de l&rsquo;iPad.<br /><br /><b>Article du WAN-IFRA Magazine (Mai-Juin 2010)</b></i></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>8a367a8e-a7d4-4765-a51a-a2b331974a7d</id><title>Aider les annonceurs à atteindre leur objectif </title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/07/15/aider_les_annonceurs_a_atteindre_leur_objectif" /><updated>15-Jul-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span lang="FR">Juin 2010 - Les revenus issus des publicit&eacute;s imprim&eacute;es baissent et bien que ceux issus des annonces en ligne augmentent, ce n&rsquo;est pas assez pour compenser la baisse dans l&rsquo;imprim&eacute;.<br />Deux grands groupes de presse, Singapore Press Holdings &agrave; Singapour et Komsomolskaya Pravda en Russie, adressent cette question avec des bouquets m&eacute;dias plus complets pour s&eacute;duire les annonceurs.<br /><br /></span>Au cours de son discours introductif &agrave; la 20<sup>e</sup> conf&eacute;rence mondiale sur la publicit&eacute; dans les journaux le 5&nbsp;mars &agrave; Copenhague, Geoff Tan, vice-pr&eacute;sident senior, directeur du marketing strat&eacute;gique &agrave; <st1:stockticker>SPH</st1:stockticker>, a expliqu&eacute; comment sa soci&eacute;t&eacute;, Singapore Press Holdings (<st1:stockticker>SPH</st1:stockticker>), se penche activement sur la cr&eacute;ation de nombreuses possibilit&eacute;s publicitaires englobant toute la ligne de ses produits (journaux avec Straits Times et le Business Times, magazines, services en ligne, radio, services mobiles, ext&eacute;rieur, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; L&rsquo;int&eacute;gration de plates-formes en ligne avec des plates-formes hors ligne r&eacute;sulte en un ciblage plus efficace et une plus grande transparence  des r&eacute;sultats&nbsp;&raquo;, explique Geoff Tan. Comme exemple de la strat&eacute;gie &laquo; Print plus &raquo;, il cite la gamme de bouquets cross-m&eacute;dia o&ugrave; les annonceurs peuvent choisir entre divers bouquets celui qui leur convient le mieux pour cibler l&rsquo;audience voulue.</p>
<p style="text-align: justify;">Geoff Tan recommande vivement aux autres &eacute;diteurs d&rsquo;aller au-del&agrave; des strat&eacute;gies conventionnelles : &laquo; Ne vendez pas des formats, vendez des solutions et des id&eacute;es. &raquo;<br /><st1:stockticker>&laquo; SPH</st1:stockticker> a &eacute;galement transform&eacute; ses commerciaux publicitaires en consultants multim&eacute;dias aidant les clients &agrave; cr&eacute;er de larges campagnes. <br />&laquo; On ne nous appelle plus pour passer une annonce, mais pour planifier une campagne des mois &agrave; l&rsquo;avance &raquo;, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">Forte hausse des annonces en ligne en Russie<br /></span></strong>Les campagnes publicitaires &eacute;largies aident &eacute;galement &agrave; augmenter les ventes de Komsomolskaya Pravda (KP) en Russie tout comme la forte hausse des annonces en ligne. <br />L&rsquo;ann&eacute;e 2009 a &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par une progression sensible des ventes d&rsquo;espaces publicitaires sur le Web pour le Komsomolskaya Pravda (KP), un groupe multim&eacute;dia dont le produit phare est un quotidien national. Alors que les budgets publicitaires sur Internet ont progress&eacute; de 6&nbsp;% sur l&rsquo;ensemble des march&eacute;s en Russie, ce groupe a enregistr&eacute; une augmentation de ses ventes d&rsquo;espaces sur le Web de pr&egrave;s de 85&nbsp;%. <br /><br />En 2009, il a r&eacute;alis&eacute; un chiffre d&rsquo;affaires de 85&nbsp;millions de roubles (soit environ 2,18&nbsp;millions d&rsquo;euros) et il pr&eacute;voit cette ann&eacute;e de gagner pr&egrave;s de 100&nbsp;millions de roubles (soit environ 2,56&nbsp;millions d&rsquo;euros) &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle nationale et 30&nbsp;millions de roubles (769 230&nbsp;euros) pour ses &eacute;ditions r&eacute;gionales. Il y a quelques ann&eacute;es seulement, en 2006, le chiffre d&rsquo;affaires du KP sur Internet n&rsquo;&eacute;tait que de 7&nbsp;millions de roubles (&agrave; peu pr&egrave;s 178 500&nbsp;euros).</p>
<p style="text-align: justify;">La part du lion de cette croissance revient aux &laquo; projets sp&eacute;ciaux &raquo;, de vastes campagnes publicitaires men&eacute;es sur le site Web du KP, la version imprim&eacute;e &eacute;tant utilis&eacute;e pour attirer les lecteurs sur le site.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; Nous constatons que les budgets de nos annonceurs augmentent &agrave; un rythme beaucoup plus lent qu&rsquo;autrefois &raquo;, explique Vera Panova, directrice du service des ventes sur Internet. &laquo; Nous pensons donc que nous pouvons les aider &agrave; atteindre leurs objectifs pour une somme bien inf&eacute;rieure &agrave; ce qu&rsquo;ils auraient d&eacute;pens&eacute; en ins&eacute;rant dans le produit imprim&eacute; seulement et en leur proposant nos pages Web (10&nbsp;millions d&rsquo;internautes tous les mois) en combinaison avec nos &eacute;ditions nationales et r&eacute;gionales qui b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;une audience stable &agrave; travers le pays. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Citons comme exemple de ce type de projet sp&eacute;cial la campagne de MegaFon, l&rsquo;un des trois plus grands op&eacute;rateurs de t&eacute;l&eacute;phonie mobile en Russie, pour promouvoir ses nouveaux services. <br />La campagne MegaCompetition qui a dur&eacute; trois mois sous le slogan &laquo; MegaFon vous vient en aide &raquo; a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e dans le journal. Les lecteurs ont &eacute;t&eacute; invit&eacute;s &agrave; poster leurs articles, photos et vid&eacute;os &agrave; ce sujet sur le site kp.ru o&ugrave; un site promotionnel avait &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; sur la page d&rsquo;accueil. Il contenait des informations sur l&rsquo;entreprise et les contributions des lecteurs. Les visiteurs pouvaient voter pour leurs articles et supports visuels favoris. Les r&eacute;sultats du concours ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s toutes les semaines et tous les mois dans le journal.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;apr&egrave;s Vera Panova, 115 articles, 135 photos et 39 vid&eacute;os ont &eacute;t&eacute; envoy&eacute;s au cours de cette campagne publicitaire de trois mois et le site promotionnel a &eacute;t&eacute; consult&eacute; par 280 000 internautes et a enregistr&eacute; 900 000 pages vues.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ajoute qu&rsquo;en 2009, l&rsquo;une des &eacute;ditions r&eacute;gionales du KP a lanc&eacute; une campagne de promotion sur Internet pour conqu&eacute;rir de nouvelles cat&eacute;gories d&rsquo;annonceurs pour ses versions en ligne et imprim&eacute;es. <br />&laquo; Pour je ne sais quelle raison, les banques et les fabricants de fen&ecirc;tres et de portes &agrave; Perm [dans l&rsquo;Oural] ne passaient jamais d&rsquo;annonces dans KP &raquo;, constate-t-elle. <br />&laquo; Notre service des ventes y a donc cr&eacute;&eacute; des annuaires commerciaux en ligne pour chacun de ces secteurs industriels. Une remise &eacute;tait accord&eacute;e &agrave; tous les annonceurs ins&eacute;rant une annonce dans le journal. &raquo; <br />D&rsquo;apr&egrave;s Vera Panova, cela a attir&eacute; 37 nouveaux annonceurs sur le site Web. Cinq d&rsquo;entre eux ont &eacute;galement publi&eacute; une annonce dans le journal. Cette exp&eacute;rience r&eacute;ussie fait des &eacute;mules parmi d&rsquo;autres titres r&eacute;gionaux du groupe. <br />En 2009, la part de la publicit&eacute; r&eacute;gionale est pass&eacute;e de 17 &agrave; 24&nbsp;% de l&rsquo;ensemble des recettes publicitaires de KP.</p>
<p style="text-align: justify;">Vera Panova pr&eacute;cise que les r&eacute;dactions jouent un r&ocirc;le d&eacute;cisif dans l&rsquo;&eacute;laboration des concepts des campagnes publicitaires interactives de longue dur&eacute;e : elles consultent la force de vente sur la structure du projet du point de vue du contenu et &eacute;crivent parfois des publireportages pour les sites promotionnels.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>La publicit&eacute; devient plus cibl&eacute;e<br /></strong></span>Il est essentiel pour les annonceurs de savoir si leurs annonces parviennent bien &agrave; l&rsquo;audience qu&rsquo;ils souhaitent cibler. Les groupes de presse doivent tout mettre en place pour toucher cette audience au travers de toute une pl&eacute;thore de m&eacute;dias.&nbsp;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Article du WAN-IFRA Magazine (Edition Mai-Juin)</strong></em></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>15d38ff7-eaee-4b75-980f-b8baac381bef</id><title>Cet autre « écran » à rentabiliser</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/04/20/cet_autre__ecran__a_rentabiliser" /><updated>20-Apr-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Avril 2010 - Des milliards d&rsquo;applications seront t&eacute;l&eacute;charg&eacute;es cette ann&eacute;e par les utilisateurs de t&eacute;l&eacute;phones mobiles (4,5&nbsp;milliards pr&eacute;dit Gart&shy;ner). Mais plus de 80&nbsp;% seront encore propos&eacute;es gratuitement et appartiendront &agrave; la cat&eacute;gorie &laquo; entertainment &raquo;. <br />L&rsquo;offre est trop limit&eacute;e pour s&eacute;duire l&rsquo;ensemble des mobinautes. Les entreprises m&eacute;dias peuvent justement faire bouger les choses.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout &agrave; l&rsquo;enthousiasme du succ&egrave;s de l&rsquo;application payante du quotidien britannique The Guardian, Jonathon Moore, responsable des produits mobiles note : <br />&laquo; C&rsquo;&eacute;tait un moment int&eacute;ressant de voir notre application atteindre le haut du palmar&egrave;s des applications payantes dans l&rsquo;App Store : un quotidien s&eacute;rieux arrivait enfin &agrave; concurrencer et battre des jeux. Apple a peut-&ecirc;tre compris qu&rsquo;il &eacute;tait possible de gagner de l&rsquo;argent avec de l&rsquo;info. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Un r&eacute;cent rapport de l&rsquo;IDATE relaie d&rsquo;une certaine mani&egrave;re ce propos. L&rsquo;organisation de recherche estime en effet que pour passer d&rsquo;un march&eacute; de niche &agrave; un march&eacute; de masse, l&rsquo;Internet mobile a besoin d&rsquo;&eacute;tendre ses fonctions de communication (e-mail, r&eacute;seaux sociaux, etc.) mais aussi de proposer plus de services pratiques comme les fonctions de recherche, la g&eacute;olocalisation et l&rsquo;information, avant de se tourner vers d&rsquo;autres services.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">Prime &agrave; la qualit&eacute;<br /></span></strong>On est pris de vertige par le rythme de lancement de nouvelles applications. L&rsquo;iPhone se taille la part du lion car, comme le souligne Quantcast : <br />&laquo; La facilit&eacute; avec laquelle les appareils Apple permettent la consommation du Web mobile entra&icirc;ne une utilisation pouss&eacute;e et une prise rapide de parts de march&eacute;, incitant les autres vendeurs &agrave; faire des efforts. &raquo; <br /><br />Plus les mobinautes utilisent l&rsquo;Internet mobile, moins ils sont enclins &agrave; admettre la m&eacute;diocrit&eacute;. <br />Et Marco Koeder, directeur ex&eacute;cutif de Cybermedia K. K, se montre tr&egrave;s critique sur les efforts des soci&eacute;t&eacute;s m&eacute;dias : <br />&laquo; Les mobinautes ont un comportement et un &eacute;tat d&rsquo;esprit diff&eacute;rents. Les soci&eacute;t&eacute;s m&eacute;dias doivent cr&eacute;er une solution ou un service qui correspond &agrave; l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me mobile dans lequel les utilisateurs &eacute;voluent. Cela peut aller de la transformation et l&rsquo;enrichissement de votre contenu existant pour cr&eacute;er une offre mobile attrayante &agrave; des services totalement nouveaux. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; Se mettre au service de cette nouvelle demande prometteuse exige des ressources technologiques (dont certaines sont d&eacute;j&agrave; disponibles). Mais il faut aussi un changement de mentalit&eacute; dans les r&eacute;dactions. Traiter le service mobile en parent pauvre n&rsquo;est pas &agrave; la hauteur des attentes des mobinautes &raquo;, souligne David Baker d&rsquo;EidosMedia, plong&eacute; dans la probl&eacute;matique mobile par ses clients.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>Diff&eacute;rents mod&egrave;les de revenus<br /></strong></span>&laquo; Les applis iPhone sont un succ&egrave;s sur certains march&eacute;s, mais il existe d&rsquo;autres plates-formes, comme Symbian ou Andro&iuml;d, qu&rsquo;il ne faut pas n&eacute;gliger &raquo;, avertit Stig Nordqvist, directeur de la division Plates-formes num&eacute;riques &eacute;mergentes et d&eacute;veloppement commercial de la WAN-IFRA.<br /><br />&laquo; Ceci dit, je vois de plus en plus de bonnes applications et je suis content que des journaux commencent &agrave; proposer des applications payantes. Si vous optez pour la gratuit&eacute;, ne vous basez pas sur l&rsquo;&eacute;quation traditionnelle augmentation de l&rsquo;audience/banni&egrave;res publicitaires. <br />Les journaux comme USA Today qui gagnent beaucoup d&rsquo;argent avec leurs applications gratuites le font gr&acirc;ce &agrave; des mod&egrave;les de sponsorisation &eacute;labor&eacute;s. Par exemple une grande cha&icirc;ne d&rsquo;h&ocirc;tels qui finance leur application voyages pour les hommes d&rsquo;affaires en d&eacute;placement. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Independent Digital (Independent Newspapers Ireland Ltd) a choisi de lancer une application payante en octobre 2009 (pour 2,39&nbsp;euros le t&eacute;l&eacute;chargement). Patrick Lenehan, directeur technique, explique que les utilisateurs attribuent une valeur aux applications mobiles et qu&rsquo;ils sont pr&ecirc;ts &agrave; les payer. <br />&laquo; La publicit&eacute; et la sponsorisation suivront. Nous donnons la priorit&eacute; &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;applis news, mais nous avons aussi des projets pour nos annonces class&eacute;es et d&rsquo;autres id&eacute;es moins conventionnelles. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, cette course folle aux applis ne doit pas occulter l&rsquo;importance des sites mobiles : &laquo; Notre site Web mobile reste tr&egrave;s important pour nous. Nous avons atteint un million de visiteurs uniques et c&rsquo;est un vrai succ&egrave;s publicitaire &raquo;, d&eacute;clare Jonathon Moore du Guardian. <br /><br />Et Fr&eacute;d&eacute;ric Toquin du groupe Seloger.com d&rsquo;ajouter : &laquo; Notre site mobile est incontournable car il est disponible sur tous les navigateurs et repr&eacute;sente un gros succ&egrave;s. Nos applications sont compl&eacute;mentaires, une mani&egrave;re plus agr&eacute;able d&rsquo;int&eacute;grer des fonctionnalit&eacute;s d&rsquo;interaction avec les utilisateurs et des services suppl&eacute;mentaires, comme la g&eacute;olocalisation par exemple. &raquo;<br /><br /><strong>Article du WAN-IFRA Magazine (Edition Mars-Avril)</strong></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>4b1d4d3e-3235-41a1-95a9-e48e874b6312</id><title>DAM - Prendre au sérieux ses actifs numériques</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/04/16/dam__prendre_au_serieux_ses_actifs_numeriques" /><updated>16-Apr-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avril 2010 - Un contenu de grande qualit&eacute; &ndash; que ce soit des articles, des photos, infographies et de plus en plus des documents audio ou vid&eacute;o &ndash; est la plus grande richesse sur laquelle peuvent s&rsquo;appuyer les entreprises de presse pour d&eacute;velopper de nouvelles offres innovantes. <br /><br />Ce qui distingue les meilleurs &eacute;diteurs d&rsquo;autres &laquo; cr&eacute;ateurs de contenus &raquo;, c&rsquo;est leur capacit&eacute; &agrave; bien g&eacute;rer leurs ressources &eacute;ditoriales afin d&rsquo;optimiser les projets de r&eacute;utilisation. <br />C&rsquo;est souvent un v&eacute;ritable d&eacute;fi technologique confi&eacute; aux syst&egrave;mes de gestion des ressources num&eacute;riques (souvent appel&eacute;s Digital Asset Management ou DAM).</p>
<p style="text-align: justify;">Les fournisseurs de syst&egrave;mes DAM peuvent &ecirc;tre divis&eacute;s en deux groupes selon leurs approches : soit le syst&egrave;me DAM est le composant d&rsquo;un syst&egrave;me &eacute;ditorial ou il est une entit&eacute; sp&eacute;cialis&eacute;e et utilis&eacute; comme un composant s&eacute;par&eacute; &agrave; relier &agrave; d&rsquo;autres syst&egrave;mes. <br />Dans cet article, nous nous concentrerons sur les solutions sp&eacute;cialis&eacute;es.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; Une source centralis&eacute;e et fiable pour une utilisation multisupport de tout contenu m&eacute;dia &ndash; photo, vid&eacute;o, graphique &ndash; est de la plus grande importance &raquo;, commente Edith Hofer de celum, qui en mi-d&eacute;cembre a conclu un accord de partenariat avec WoodWing dans le domaine de la technologie, des ventes et du marketing.<br /><br />&laquo; Cela assure la plus grande efficacit&eacute; possible et r&eacute;duit les co&ucirc;ts dans divers domaines. Dans cet environnement en constante mutation, il est important pour les &eacute;diteurs d&rsquo;avoir un syst&egrave;me de gestion du contenu riche ind&eacute;pendant des p&eacute;riph&eacute;riques de sortie. &raquo; <br />Et les syst&egrave;mes DAM deviennent particuli&egrave;rement essentiels avec l&rsquo;essor de la fourniture des informations sur de multiples plates-formes.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; Nous croyons fermement que le r&ocirc;le d&rsquo;un r&eacute;seau central connectant une multitude de petits r&eacute;seaux est encore plus important pour les entreprises tourn&eacute;es vers le cross-m&eacute;dia &raquo;, indique Peter Resele de Comyan. <br /><br />&laquo; La consolidation, l&rsquo;acquisition de nouvelles marques ou de nouveaux journaux exige un r&eacute;seau central et l&rsquo;int&eacute;gration de composants. Les &eacute;diteurs qui fusionnent avec une autre entreprise ne peuvent g&eacute;n&eacute;ralement pas changer tous leurs syst&egrave;mes de production. Le syst&egrave;me de gestion des ressources num&eacute;riques devient donc le syst&egrave;me commun pour tous. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">&Eacute;conomiser du temps et de l&rsquo;argent<br /></span></strong>Apr&egrave;s avoir repens&eacute; la mani&egrave;re de cr&eacute;er et diffuser les contenus, augmenter l&rsquo;efficacit&eacute; des flux de production est la t&acirc;che prioritaire de nombreux &eacute;diteurs. <br />C&rsquo;est la mani&egrave;re d&rsquo;optimiser l&rsquo;organisation du travail et d&rsquo;une certaine mani&egrave;re cela se r&eacute;percute sur les finances des entreprises. Et les fournisseurs de syst&egrave;mes DAM mettent en avant le volet &eacute;conomique de leur approche.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; &Eacute;diter sans avoir un syst&egrave;me de gestion des ressources num&eacute;riques rel&egrave;vera bient&ocirc;t du pass&eacute; &raquo;, commente Scott Seebass, pr&eacute;sident-directeur g&eacute;n&eacute;ral de Xinet, dont la solution WebNativeSuite est utilis&eacute;e par de nombreux &eacute;diteurs, comme Sports Illustrated et Fortune. <br /><br />&laquo; Tout le monde aura un syst&egrave;me DAM car cela permet d&rsquo;&eacute;conomiser de l&rsquo;argent, du temps et que sans DAM vous ne pouvez pas rester comp&eacute;titif sur le march&eacute;. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Une des fa&ccedil;ons d&rsquo;aider les &eacute;diteurs &agrave; &eacute;conomiser de l&rsquo;argent est par l&rsquo;automatisation des t&acirc;ches. <br />Par exemple, la solution DAM de la soci&eacute;t&eacute; <st1:stockticker>CID</st1:stockticker> assure &laquo; l&rsquo;agr&eacute;gation automatique des sujets pertinents pour les journalistes &agrave; partir des archives, des d&eacute;p&ecirc;ches, des r&eacute;seaux sociaux et de la toile ainsi que la d&eacute;tection pr&eacute;coce des nouvelles tendances &raquo;, explique Alexander Stumpfegger, directeur des ventes au <st1:stockticker>CID</st1:stockticker>.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre exemple : ColorFactory, un outil de workflow de FotoWare, qui peut traiter par lots de grandes quantit&eacute;s d&rsquo;images et de fichiers, selon &Oslash;ystein Syversen, directeur marketing et ventes chez FotoWare. <br /><br />Il ajoute que &laquo; la solution FotoWare am&eacute;liore automatiquement la qualit&eacute; de l&rsquo;image sans intervention humaine, &eacute;galement au sein d&rsquo;un fichier PDF, et la rend pr&ecirc;te &agrave; l&rsquo;impression par une conversion automatique de fichiers &raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">John Juliano de Tera Digital Publishing nous fait part du m&ecirc;me genre d&rsquo;avantages. La soci&eacute;t&eacute; a r&eacute;cemment sorti la version 4 de sa solution DAM appel&eacute;e Tark : &laquo; Un bon syst&egrave;me de gestion des ressources num&eacute;riques transformera automatiquement la ressource au moment de son int&eacute;gration et pour son utilisation ult&eacute;rieure &raquo;, explique-t-il. <br /><br />&laquo; Exemple : une photo peut &ecirc;tre convertie de <st1:stockticker>TIF</st1:stockticker> en JPEG ou bien r&eacute;duite et reformat&eacute;e pour une utilisation sur le Web. Lors de l&rsquo;int&eacute;gration, la solution DAM validera, standardisera et transformera la ressource num&eacute;rique et y inclura des m&eacute;tadonn&eacute;es. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">Apporter une valeur ajout&eacute;e aux fonctions de recherche<br /></span></strong>Les solutions DAM proposent un troisi&egrave;me avantage qui est d&rsquo;apporter une valeur ajout&eacute;e aux fonctions de recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; Une solution DAM doit &ecirc;tre capable de faire un num&eacute;ro d&rsquo;&eacute;quilibre &raquo;, selon Heike Gramkow, directrice marketing et ventes chez picturesafe. <br /><br />&laquo; Les utilisateurs sont diff&eacute;rents. Certains veulent pouvoir travailler avec des fonctions de recherche toute simples, comme afficher les derni&egrave;res images afin de trouver l&rsquo;image ad&eacute;quate renfor&ccedil;ant l&rsquo;impact d&rsquo;un article. D&rsquo;autres pr&eacute;f&egrave;rent rechercher un article sp&eacute;cifique dans les archives et ont besoin de fonctions plus sophistiqu&eacute;es. Et l&rsquo;avantage pour ces deux groupes est de recevoir des informations suppl&eacute;mentaires et ad&eacute;quates pr&eacute;sent&eacute;es de fa&ccedil;on conviviale. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Outre les avantages au niveau de la r&eacute;daction et de la recherche, Protecmedia souligne que sa solution DAM, QUAY, facilite &eacute;galement la vente de contenus via son module de commerce &eacute;lectronique. <br /><br />&laquo; E-commerce est un portail dont l&rsquo;objectif est de commercialiser les ressources num&eacute;riques en ligne &raquo;, explique Fernando P&eacute;rez, consultant en communication d&rsquo;entreprise pour Protecmedia. <br />&laquo; E-commerce a int&eacute;gr&eacute; un syst&egrave;me de contenu payant &agrave; la demande avec toutes les mesures de s&eacute;curit&eacute; requises. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">Installation et formation<br /></span></strong>La grille des prix pour un syst&egrave;me de gestion des ressources num&eacute;rique d&eacute;pend de la richesse des fonctions demand&eacute;es et de la diversit&eacute; des sources &agrave; g&eacute;rer. Mais les temps d&rsquo;installation et de formation pour les solutions sont plus courts car la plupart des syst&egrave;mes ont fait de gros efforts pour rendre leurs interfaces intuitives. <br /><br />Pour la plupart des utilisateurs, quelques heures &ndash; souvent une demi-journ&eacute;e au plus et rarement plus d&rsquo;une journ&eacute;e suffisent. Les documentalistes qui utilisent le syst&egrave;me de fa&ccedil;on intensive auront logiquement une formation plus compl&egrave;te et plus longue.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, tous les fournisseurs de syst&egrave;mes DAM contact&eacute;s nous ont pr&eacute;cis&eacute; que leurs solutions pouvaient &ecirc;tre int&eacute;gr&eacute;es &agrave; ceux d&rsquo;autres fournisseurs.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; Nous comprenons parfaitement que les clients souhaitent garder les syst&egrave;mes dans lesquels ils ont d&eacute;j&agrave; investi, dont ils sont familiers et qui sont adapt&eacute;s &agrave; leur flux de production &raquo;, souligne Davide Garavaglia, chef de produit international pour les services infog&eacute;r&eacute;s et la gestion du contenu chez Atex. <br /><br />Les &eacute;diteurs qui mettent en place la solution de gestion des ressources num&eacute;riques, s&eacute;rie A, d&rsquo;Atex verront que toute la structure est bas&eacute;e sur une architecture orient&eacute;e services qui permet une int&eacute;gration dans les syst&egrave;mes de parties tierces ou une utilisation avec des services Web. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">DAM via </span></strong><st1:stockticker><strong><span style="color: #ff00ff;">CMS</span></strong><br /></st1:stockticker>Aujourd&rsquo;hui beaucoup de syst&egrave;mes de gestion du contenu (<st1:stockticker>CMS</st1:stockticker> en anglais) comprennent des modules ou fonctions DAM, Mais quelques fournisseurs de syst&egrave;mes DAM affirment que ces syst&egrave;mes tout-en-un ont leurs limites : par exemple, si divers titres au sein d&lsquo;une m&ecirc;me entreprise de presse utilisent diff&eacute;rents syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;dition, le partage des ressources num&eacute;riques peut se r&eacute;v&eacute;ler ardu.<br />Les syst&egrave;mes DAM seraient, quant &agrave; eux, capables de fonctionner avec de nombreux syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;dition.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est cependant int&eacute;ressant d&rsquo;analyser aussi les atouts des syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;dition. Par exemple, M&eacute;thode d&rsquo;EidosMedia &eacute;tait au d&eacute;but un syst&egrave;me de gestion des ressources qui a mu&eacute; en syst&egrave;me d&rsquo;&eacute;dition, explique David Baker d&rsquo;EidosMedia.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous recherchez une solution DAM, pensez aux points suivants dans votre prise de d&eacute;cision : les avantages g&eacute;n&eacute;raux, la compatibilit&eacute; avec vos autres syst&egrave;mes, l&rsquo;&eacute;chelonnabilit&eacute;, de quelles fonctions sp&eacute;ciales avez-vous besoin, par exemple divers types d&rsquo;acc&egrave;s pour diff&eacute;rents utilisateurs.&nbsp;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Article du WAN-IFRA Magazine&nbsp;(Edition Mars-Avril 2010)</strong>&nbsp;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>bb1b82e8-9f47-4569-a683-0ddbf0557444</id><title>Le scénario syndication de « The Malaysian»</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/04/16/le_scenario_syndication_de_the_malaysian" /><updated>16-Apr-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avril 2010 -  L&rsquo;Application iPhone gratuite de The Malaysian Reserve (MR), lanc&eacute;e en f&eacute;vrier, n&rsquo;est qu&rsquo;une &eacute;tape de leur strat&eacute;gie. <br /><br />Plus tard, ils veulent en faire une appli sponsoris&eacute;e pour une banque (par exemple). <br />MR fournirait dans ce cas des informations financi&egrave;res &agrave; la banque &agrave; partir de la rubrique financi&egrave;re de leur journal. <br /><br />R&eacute;sultat : la banque aurait sa propre appli pour iPhone qu&rsquo;elle pourrait proposer &agrave; ses clients comme &eacute;tant son propre produit avec des informations financi&egrave;res. <br /><br />D&rsquo;autres &eacute;diteurs ont des plans similaires. C&rsquo;est une fa&ccedil;on pour eux de mon&eacute;tiser leur contenu. <br /><br />L&rsquo;actu financi&egrave;re de notre exemple pourrait tout aussi bien &ecirc;tre du contenu sportif ou tout autre th&egrave;me adapt&eacute; &agrave; la syndication &raquo;, explique Gerard van den Akker, directeur marketing de WoodWing Software (MR utilise le newsreader pour iPhone de WoodWing).</p>
<p style="text-align: justify;">The Malaysian Reserve a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; il y a deux ans. C&rsquo;est un quotidien &eacute;conomique bas&eacute; &agrave; Kula Lumpur et publi&eacute; cinq jours par semaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Article du WAN-IFRA Magazine (Edition Mars-Avril 2010).</strong></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>a3253a91-ce08-476a-b390-ee1e452900c0</id><title>The Guardian : le succès d’une application payante</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/04/16/the_guardian_le_succes_dune_application_payante" /><updated>16-Apr-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avril 2010 - En t&ecirc;te des applications payantes (cat&eacute;gorie news) de l&rsquo;App store en Grande-Bretagne et bien class&eacute;e dans plusieurs pays o&ugrave; elle est accessible, The Guardian App, d&eacute;velopp&eacute;e conjointement par une &eacute;quipe interne et la soci&eacute;t&eacute; 2ergo, cr&eacute;e un pr&eacute;c&eacute;dent int&eacute;ressant dans le monde des journaux. <br /><br />The Guardian App pourrait d&eacute;passer, sans publicit&eacute;, les 2&nbsp;millions de livres de revenus d&egrave;s sa premi&egrave;re ann&eacute;e. <br /><br /><span style="color: #ff00ff;"><strong>Jonathon MOORE, le responsable des produits mobiles du Guardian nous livre un premier retour d&rsquo;exp&eacute;rience...&nbsp;</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>WAN-IFRA : Comment avez-vous fix&eacute; ce prix de 2,39&nbsp;livres pour votre application payante ?<br /></strong><strong>Jonathon Moore :</strong> Nous avons examin&eacute; toutes les applications payantes de l&rsquo;App Store et comme vous le savez ce sont surtout des applications pour les loisirs. <br />Nous avons fix&eacute; notre prix sur la base de ce que les gens ont l&rsquo;habitude de payer, la qualit&eacute; de notre appli et le lourd investissement dans son d&eacute;veloppement. <br /><br />Nous ne pouvions pas faire d&rsquo;&eacute;valuation comparative directe, mais en regardant les jeux de l&rsquo;App Store, nous sommes parvenus &agrave; la conclusion que notre appli &eacute;tait en fin de compte un genre de logiciel et la concurrence dans cette cat&eacute;gorie est bas&eacute;e sur la qualit&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>WAN-IFRA : Quel timing pour le retour sur investissement ?<br />Jonathon Moore :</strong> D&egrave;s le d&eacute;but, la direction a &eacute;t&eacute; claire : la strat&eacute;gie devait &ecirc;tre commerciale. Ce que nous voulions &eacute;viter, c&rsquo;&eacute;tait de cannibaliser nos autres activit&eacute;s Internet avec une exp&eacute;rience qui ne rapporterait pas d&rsquo;argent. <br /><br />Nous avons d&eacute;j&agrave; couvert nos frais de d&eacute;veloppement. Nous avons atteint cet objectif il y a quelque temps d&eacute;j&agrave; et assez facilement. Et nous sommes bien au-del&agrave; du chiffre que nous avons publi&eacute; officiellement d&eacute;but janvier, &agrave; savoir 70 000 applications t&eacute;l&eacute;charg&eacute;es.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>WAN-IFRA : Pr&eacute;voyez-vous des revenus publicitaires plus tard ?<br />Jonathon Moore :</strong> Nous n&rsquo;&eacute;cartons aucune possibilit&eacute;, mais nous ne pensons pas que placer co&ucirc;te que co&ucirc;te des banni&egrave;res publicitaires dans l&rsquo;appli soit la bonne d&eacute;marche. Nous ne voulons pas perturber l&rsquo;utilisateur. <br /><br />En ce moment, nous examinons quel format de publicit&eacute; s&rsquo;int&egrave;grerait agr&eacute;ablement et comme vous pouvez vous l&rsquo;imaginer, vu notre succ&egrave;s, plusieurs grandes marques ont manifest&eacute; leur int&eacute;r&ecirc;t. <br /><br />La grande majorit&eacute; de ceux qui t&eacute;l&eacute;chargent l&rsquo;appli du Guardian l&rsquo;utilisent quotidiennement. Plus de 40&nbsp;% de nos utilisateurs restent plus de cinq minutes par session ce qui est incroyable et c&rsquo;est sans compter le temps pass&eacute; hors ligne que nous ne mesurons pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>WAN-IFRA : Quel est l&rsquo;outil marketing le plus efficace pour vendre cette appli ?<br />Jonathon Moore :</strong> Nous &eacute;tions tr&egrave;s ambitieux au d&eacute;but. Par exemple, nous avions fix&eacute; des chiffres de t&eacute;l&eacute;chargement que nous voulions atteindre tr&egrave;s rapidement. <br />Mais le plus important &eacute;tait que nous voulions obtenir le plus vite possible des appr&eacute;ciations d&rsquo;au moins 4 &agrave; 5 &eacute;toiles de la part des utilisateurs sur l&rsquo;App Store, et nous en avons maintenant plus d&rsquo;un millier. <br /><br />Je crois que les gens se m&eacute;prennent fondamentalement sur l&rsquo;App Store. Ce n&rsquo;est pas comme n&rsquo;importe quelle autre plate-forme commerciale sur laquelle vous lancez un produit : ici vous survivez ou vous disparaissez en fonction des critiques et des recommandations des utilisateurs. <br /><br />Quel que soit votre mod&egrave;le &eacute;conomique, que vous soyez gratuit, financ&eacute; par la publicit&eacute;, payant : si l&rsquo;utilisateur n&rsquo;aime pas et que &ccedil;a ne marche pas pour lui, il dira non et si tel est le cas, ce sera difficile pour vous.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;<strong>Interview&nbsp;du WAN-IFRA Magazine (Edition Mars-Avril 2010)</strong>&nbsp;</p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>648847b2-cf4f-43bc-81d9-222d661bc6d5</id><title>Mobile : Ne négligez plus vos annonces classées</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/04/16/mobile__ne_negligez_plus_vos_annonces_classees" /><updated>16-Apr-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avril 2010 -&nbsp;Dans un march&eacute; fran&ccedil;ais sinistr&eacute;, le groupe d&rsquo;annonces immobili&egrave;res Seloger.com a r&eacute;alis&eacute; un chiffre d&rsquo;affaires publicitaire de 61,7&nbsp;millions d&rsquo;euros (en hausse de 3,5&nbsp;%). <br />Son vaisseau amiral est le site Web seloger.com. Mais ses extensions mobiles (site et applications) font partie int&eacute;grante du service offert &agrave; ses clients.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;application gratuite SeLoger sur iPhone (lanc&eacute;e en septembre&nbsp;2009) repr&eacute;sente 180 000 t&eacute;l&eacute;chargements et le groupe vient de lancer une application pour les t&eacute;l&eacute;phones mobiles utilisant Andro&iuml;d. <br /><br /><strong><span style="color: #ff00ff;">Fr&eacute;d&eacute;ric TOQUIN, directeur des portails Internet du groupe explique...</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>WAN-IFRA : Combien a co&ucirc;t&eacute; le d&eacute;veloppement de votre application iPhone ?<br /></strong><strong>Fr&eacute;d&eacute;ric Toquin :</strong> Disons que les devis qui r&eacute;pondaient le mieux &agrave; notre cahier des charges allaient de 15 000&nbsp;&agrave; 45 000&nbsp;euros.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>WAN-IFRA : Vous venez de r&eacute;actualiser votre application, pourquoi ?<br />Fr&eacute;d&eacute;ric Toquin :</strong> Les premiers commentaires des utilisateurs ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s positifs, mais rapidement ils ont apport&eacute; leurs suggestions. Par exemple, ils ont demand&eacute; la possibilit&eacute; d&rsquo;enregistrer des crit&egrave;res de recherche et de recevoir des alertes sur plusieurs localit&eacute;s en parall&egrave;le. <br />Nous avions des options originales comme la prise de rendez-vous, la possibilit&eacute; de faire un compte rendu de visites (prise de note, photos etc.) mais nous avons ajout&eacute; la possibilit&eacute; de partager l&rsquo;information : en envoyant un rapport de visite par mail &agrave; son conjoint par exemple. <br />La g&eacute;olocalisation &eacute;tait int&eacute;gr&eacute;e d&egrave;s le d&eacute;part, notamment pour situer les agences &agrave; proximit&eacute; et lister le nombre d&rsquo;annonces qu&rsquo;elles proposent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>WAN-IFRA : Faites-vous payer les agences pour ce suppl&eacute;ment de service ?<br />Fr&eacute;d&eacute;ric Toquin :</strong> Tous nos clients sont pr&eacute;sents simultan&eacute;ment sur le Web, notre site mobile et nos applications. Cela fait partie du package que nous leur offrons. <br />Dans un march&eacute; en restriction budg&eacute;taire, les agences immobili&egrave;res ont r&eacute;duit leurs d&eacute;penses marketing et privil&eacute;gi&eacute; le m&eacute;dia qui leur apportait le plus d&rsquo;appels t&eacute;l&eacute;phoniques et de contacts, donc notre position de leader s&rsquo;est accentu&eacute;e l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re. <br />&Agrave; terme on peut imaginer de proposer une &laquo; p&ocirc;le position &raquo; payante, comme cela peut se faire sur des annuaires. Il existe aussi un int&eacute;r&ecirc;t et des attentes pour des services financiers. Des banques sont d&eacute;j&agrave; annonceurs sur notre site Web.<br /><br /><strong>Interview du WAN-IFRA Magazine (Mars-Avril 2010).</strong></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>023194e0-0a69-4efc-9bfc-5aea5f64059a</id><title>Application de niche : le lien print-mobile</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/04/16/application_de_niche__le_lien_printmobile" /><updated>16-Apr-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Avril 2010</em> - La plupart des &eacute;diteurs sont familiers des code-barres 2D, ces pictogrammes imprim&eacute;s sur les journaux et popularis&eacute;s au Japon. <br />Ils permettent de diriger les lecteurs papier vers la d&eacute;clinaison Internet mobile d&rsquo;une publication papier. <br /><br />Les technologies de reconnaissance de documents revisitent avantageusement ce concept. Contrairement aux code-barres accept&eacute;s par la plupart des mobiles, leur utilisation est cependant r&eacute;serv&eacute;e aux iPhone et t&eacute;l&eacute;phones Android.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo; La grande diff&eacute;rence entre la technologie de reconnaissance de l&rsquo;image et les codes-barres 2D ou flashcodes est que l&rsquo;objet lui-m&ecirc;me peut &ecirc;tre reconnu (une annonce, un article ou une photo) sans que l&rsquo;on ait besoin d&rsquo;imprimer des codes sur la page &raquo;, explique Jan van Seijen de la soci&eacute;t&eacute; Kooaba, qui vient d&rsquo;en &eacute;quiper le quotidien suisse Blick (groupe Ringier). <br /><br />&laquo; Toutes les pages peuvent &ecirc;tre explor&eacute;es simplement en les photographiant. Pour Blick, chaque page du journal est interactive et un logo kooaba pr&eacute;cise au lecteur qu&rsquo;il existe des photos, vid&eacute;os etc. en ligne. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le 6&nbsp;octobre 2009, le quotidien fran&ccedil;ais Le Parisien (groupe Amaury) utilise la technologie iDoog. <br />Il suffit de lancer le logiciel puis de photographier un article ; le service interroge une base de donn&eacute;es, reconna&icirc;t l&rsquo;article et propose plusieurs liens en rapport avec le sujet : lire une vid&eacute;o, r&eacute;agir &agrave; l&rsquo;article, voir un diaporama&hellip; <br /><br />Le Parisien utilise iDoog sur l&rsquo;iPhone et l&rsquo;application est t&eacute;l&eacute;chargeable gratuitement sur l&rsquo;App Store. &laquo; Nous avons lanc&eacute; cela &agrave; titre d&rsquo;exp&eacute;rimentation, mais nous en sommes quand m&ecirc;me &agrave; 30 000 utilisateurs et &ccedil;a continue de cro&icirc;tre &raquo;, explique Isabelle Andr&eacute;, directrice des m&eacute;dias num&eacute;riques du Parisien. <br /><br />&laquo; C&rsquo;est peut-&ecirc;tre marginal par rapport &agrave; la puissance de nos services Web et mobiles mais c&rsquo;est un service apport&eacute; aux lecteurs papier. Ce qui nous manque, pour le moment, ce sont des liens vers les r&eacute;seaux sociaux et la possibilit&eacute; de consulter et acheter des articles li&eacute;s &agrave; un sujet. <br />Nous voulions lancer ce service avec plusieurs terminaux mais le mix des configurations reste trop complexe. L&rsquo;iPhone est le plus simple &agrave; param&eacute;trer pour l&rsquo;utilisateur. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Article du WAN-IFRA Magazine (Mars-Avril 2010)</strong></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>6ecf1009-f755-4a4d-bdb7-8e80bea19118</id><title>Zero Hora : Penser radicalement jeune</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/04/15/zero_hora__penser_radicalement_jeune" /><updated>15-Apr-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>En 2009, Zero Hora au Br&eacute;sil a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute; comme l&rsquo;un des meilleurs journaux pour les jeunes dans le monde &agrave; l&rsquo;occasion du concours annuel organis&eacute; par la WAN-IFRA. <br />Les techniques qu&rsquo;il a adopt&eacute;es pour &laquo; penser radicalement jeune &raquo; l&rsquo;ont aid&eacute; &agrave; atteindre une p&eacute;n&eacute;tration d&rsquo;environ 48&nbsp;% chez les 20-29 ans et de plus de 35&nbsp;% pour les jeunes &acirc;g&eacute;s de 15 &agrave; 19 ans. Il obtient ainsi son quatri&egrave;me prix pour les jeunes lecteurs.</em>&nbsp;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a vingt ans, le vieillissement et le recul du lectorat &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;s comme des probl&egrave;mes limit&eacute;s aux journaux les plus conservateurs. <br />Lorsqu&rsquo;il a fallu attirer les jeunes lecteurs, trop de titres manifestement ont cru qu&rsquo;une bande dessin&eacute;e et une page pour les jeunes de temps &agrave; autre suffiraient. <br /><br />Le foisonnement des m&eacute;dias oblige maintenant tous les journaux &agrave; trouver des moyens pour attirer les jeunes lecteurs vers leur contenu. Pour un grand nombre d&rsquo;entre eux, la solution consiste &agrave; privil&eacute;gier les nouvelles plateformes &ndash; sites Web et diffusion sur mobiles. <br />Mais le journal br&eacute;silien Zero Hora a ceci de remarquable qu&rsquo;il a r&eacute;ussi &agrave; attirer une audience jeune vers ses &eacute;ditions imprim&eacute;es alors que son site Web avait aussi un vif succ&egrave;s.</p>
<p style="text-align: justify;">Marcelo Rech, directeur g&eacute;n&eacute;ral des produits au groupe RBS auquel le journal Zero Hora appartient, explique que &laquo; le principe de [son] journal ces 10 derni&egrave;res ann&eacute;es a &eacute;t&eacute; de ne jamais laisser tomber ses lecteurs et surtout les plus jeunes. Nous faisons de gros efforts en mati&egrave;re de services, de qualit&eacute; r&eacute;dactionnelle et de marketing entre autres, pour ne pas perdre de lecteurs. Et nous continuons &agrave; croire au journal et pas uniquement aux sites Web (Zero Hora vient d&rsquo;investir 16&nbsp;millions de dollars am&eacute;ricains dans une nouvelle rotative). &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Marcelo Rech sait pertinemment qu&rsquo;il n&rsquo;est pas facile d&rsquo;attirer les jeunes vers les journaux. Mais alors que de nombreux experts pensent que ce m&eacute;dia est d&eacute;pass&eacute;, il soutient avec vigueur qu&rsquo;il est possible de changer cette image du journal. <br />&laquo; Bien que nous ayons aussi d&rsquo;&eacute;normes difficult&eacute;s &agrave; les [jeunes lecteurs] attirer, nous ne consid&eacute;rons pas &ndash; du moins pas trop &ndash; les journaux comme des dinosaures contrairement &agrave; ce qui se passe sur d&rsquo;autres march&eacute;s. Et si c&rsquo;est un peu le cas, cela ne porte gu&egrave;re pr&eacute;judice &agrave; Zero Hora. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">Pas de ghetto&iuml;sation<br /></span></strong>&laquo; Zero Hora n&rsquo;a pas de &laquo; ghettos pour jeunes &raquo; dans ses pages, mais a globalement un esprit et une apparence jeunes. <br />Notre approche consiste &agrave; penser radicalement jeune &ndash; dans tout le journal et tout le temps. &Agrave; cet effet, nous devons croire &ndash; et nous le faisons &ndash; que les sujets destin&eacute;s aux jeunes ou plus susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre lus par eux ne font pas fuir les lecteurs plus &acirc;g&eacute;s. &raquo; <br /><br />Dans la pratique, cela signifie qu&rsquo;en plus des rubriques qui attirent les jeunes comme des aimants naturels (les sports par exemple), le journal int&egrave;gre les articles qui les int&eacute;ressent dans ses principales rubriques, tant celles portant sur la politique que celles consacr&eacute;es &agrave; la mode, au lieu de cr&eacute;er des rubriques ou des suppl&eacute;ments sp&eacute;cialement pour eux. <br /><br />&laquo; Nous ne devons pas perdre de vue qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui tout le monde fait vingt ans de moins, tant physiquement que mentalement. Je ne me souviens pas avoir re&ccedil;u une seule plainte parce que nous m&eacute;langions les deux types de contenu, pour jeunes et moins jeunes. C&rsquo;est peut-&ecirc;tre une question de culture locale, mais en g&eacute;n&eacute;ral tout le monde aime se sentir plus jeune. Zero Hora satisfait donc aussi ses lecteurs plus &acirc;g&eacute;s. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Zero Hora l&rsquo;ensemble du journal doit &ecirc;tre vivant, tant sur le plan visuel que dans le choix de ses sujets, pour &eacute;viter de cr&eacute;er, sous la forme de suppl&eacute;ments, des &laquo; &icirc;lots &raquo; r&eacute;serv&eacute;s aux jeunes dans un journal con&ccedil;u en fait pour des personnes plus &acirc;g&eacute;es.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">Choisir soigneusement son contenu<br /></span></strong>L&rsquo;approche int&eacute;gr&eacute;e des jeunes va au-del&agrave; de la conception graphique et sous-tend le contenu. <br />&laquo; Notre pr&eacute;occupation majeure r&eacute;side dans le choix des &eacute;v&eacute;nements que nous couvrons ou relatons &raquo;, explique Marcelo Rech. <br /><br />&laquo; La formule de Zero Hora consiste &agrave; parler de la &lsquo;vraie vie&rsquo;, des sujets faisant pol&eacute;mique et de l&rsquo;actualit&eacute; locale et &agrave; avoir une approche humaine. Notre second souci est de &lsquo;bannir la monotonie&rsquo; &ndash; des titres, des articles et des photos. Nous essayons de surprendre le lecteur sur toutes les pages. Bien entendu, nous n&rsquo;y parvenons pas toujours, mais c&rsquo;est notre culture. Et nous continuons &agrave; modifier la conception graphique du journal pour qu&rsquo;il soit plus facile &agrave; lire et &agrave; parcourir. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la pratique, cela signifie que le journal s&rsquo;est par exemple rendu compte que la rubrique des sports &eacute;tait un point d&rsquo;entr&eacute;e naturel pour les jeunes lecteurs et l&rsquo;a donc rajeuni avec un magazine et lui a conf&eacute;r&eacute; cette vitalit&eacute; tant appr&eacute;ci&eacute;e. Il parle aussi moins du golf et des courses hippiques (au grand dam des journalistes plus &acirc;g&eacute;s&hellip;). <br /><br />&laquo; Il y a dix ans, nous avons supprim&eacute; la page quotidienne consacr&eacute;e aux courses hippiques &raquo;, explique Marcelo Rech. &laquo; Nous avons alors re&ccedil;u de 20 &agrave; 30 plaintes. Nous continuons &agrave; publier les principales informations et je ne pense pas que nous ayons perdu ces 20 ou 30 lecteurs. &raquo; <br />La rubrique parle plus des sports extr&ecirc;mes, de surf et de patinage et s&rsquo;efforce d&rsquo;attirer l&rsquo;attention des femmes, ce qui va &agrave; contre-courant des rubriques sportives classiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff00ff;">Des suppl&eacute;ments mais aussi des clubs<br /></span></strong>Depuis 2006, les principaux articles sont accompagn&eacute;s de r&eacute;sum&eacute;s &eacute;crits dans une langue simple permettant aux enfants de 8 &agrave; 11 ans de comprendre l&rsquo;information et de devenir des lecteurs assidus. Ces r&eacute;sum&eacute;s d&eacute;crivent les tenants et les aboutissants des pol&eacute;miques et conflits abord&eacute;s et donnent des explications sur les sujets compliqu&eacute;s. <br /><br />&laquo; Les enfants peuvent faire plus que regarder les photos ou lire un ou deux articles &raquo;, explique Marcelo Rech. &laquo; Nous essayons de capter leur attention afin que lire un journal devienne une habitude quotidienne pour le reste de leur vie &raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le journal compte 23 suppl&eacute;ments hebdomadaires et mensuels. Mais conform&eacute;ment &agrave; notre souci de ne pas enfermer les jeunes dans des ghettos, chacun de ces suppl&eacute;ments est consid&eacute;r&eacute; comme un point d&rsquo;entr&eacute;e pour les jeunes lecteurs avec des renvois aux autres rubriques du journal. <br /><br />Des partenariats sont conclus dans le but de les ramener vers le produit imprim&eacute;. Le suppl&eacute;ment pour adolescents Patrola par exemple a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; en association avec une cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision musicale, mais plus important encore les animateurs ont ensuite &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s comme journalistes dans le journal. <br /><br />Le journal ne se contente pas de publier des suppl&eacute;ments. Il s&rsquo;efforce de d&eacute;velopper chez ses jeunes lecteurs un sentiment d&rsquo;appartenance et de les inciter &agrave; collaborer. Les suppl&eacute;ments disposent de clubs de lecteurs et, dans certains cas comme celui de la rubrique sur les critiques de jeux, les lecteurs apportent leur propre contribution.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a aussi un club d&rsquo;abonn&eacute;s appel&eacute; Clubo do Assinante ZH dont les membres b&eacute;n&eacute;ficient de r&eacute;ductions pour les concerts, le th&eacute;&acirc;tre, le cin&eacute;ma et autres manifestations culturelles. En octobre&nbsp;2009, Zero Hora en a lanc&eacute; une version pour enfants : Clubinho leur propose le m&ecirc;me type d&rsquo;avantages pour les manifestations culturelles et les spectacles qui leur sont destin&eacute;s (mus&eacute;es, parcs, librairies etc.). 1 450 enfants y ont d&eacute;j&agrave; adh&eacute;r&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2007, le journal est all&eacute; encore plus loin en organisant les premi&egrave;res comp&eacute;titions sportives de la r&eacute;gion opposant des &eacute;coles secondaires et a ainsi r&eacute;ussi &agrave; fid&eacute;liser non seulement les enfants (plus de 3 000) ayant disput&eacute; les matchs de football, de football en salle, de basket et de volley, mais aussi leurs parents.L&rsquo;un des aspects les plus visibles de son engagement pour la jeunesse est qu&rsquo;il montre lui-m&ecirc;me l&rsquo;exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">La soci&eacute;t&eacute; privil&eacute;gie les jeunes dans la r&eacute;daction afin que le journal garde toute sa fra&icirc;cheur et pour avoir une source de conseils avis&eacute;s sur leurs centres d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; port&eacute;e de main. Un tiers du personnel de la r&eacute;daction de Zero Hora a moins de 30 ans.<br /><br />&laquo; Ils forment un groupe de discussion permanent sur les sujets pour les jeunes &raquo;, explique Marcelo Rech. &laquo; Ils nous conseillent et nous corrigent ; ils nous proposent des sujets et nous indiquent les points de vue susceptibles d&rsquo;int&eacute;resser les jeunes lecteurs. &raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Le journal a en outre achet&eacute; Kzuka, un institut de sondage et de recherche sur les jeunes, et l&rsquo;a int&eacute;gr&eacute; dans son journal. Cet institut fournit des informations au journal et dispose de son propre suppl&eacute;ment hebdomadaire. <br /><br />La pr&eacute;sence du logo de Kzuka en d&rsquo;autres endroits du journal indique aux lecteurs que l&rsquo;article en question s&rsquo;adresse aux jeunes et refl&egrave;te notre volont&eacute; de ne pas enfermer les jeunes dans des ghettos.</p>
<p style="text-align: justify;">Zero Hora propose aussi des stages dont les b&eacute;n&eacute;ficiaires sont s&eacute;lectionn&eacute;s sur la base d&rsquo;une batterie de tests et qui se d&eacute;roulent en association avec des sponsors. &laquo; La plupart des nouvelles recrues en sont issues &raquo;, explique Marcelo Rech. <br />&laquo; Depuis 15 ans, nous s&eacute;lectionnons des &eacute;tudiants et leur donnons la possibilit&eacute; de d&eacute;couvrir l&rsquo;esprit du journal tout en travaillant. Ils aident les blogueurs et &eacute;crivent eux-m&ecirc;mes des articles, leur formation s&rsquo;effectuant progressivement. Nous engageons entre 15 et 20 nouveaux journalistes tous les ans en raison de la rotation du personnel et des nouveaux produits que nous lan&ccedil;ons comme le nouvel hebdomadaire sur le d&eacute;veloppement durable au mois de mars prochain. &raquo;<br />L&rsquo;actuel r&eacute;dacteur en chef du journal, Altair Nobre, a &eacute;t&eacute; embauch&eacute; dans les ann&eacute;es 90 via ce programme lorsqu&rsquo;il &eacute;tait &eacute;tudiant. Il en va de m&ecirc;me du r&eacute;dacteur du site Web zerohora.com, Pedro Dias Lopes.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;<em>Visitez Zero Hora : </em><em>Un voyage d&rsquo;&eacute;tude de la WAN-IFRA visitera Zero Hora en ao&ucirc;t&nbsp;2010. Contactez aralynn.mcmane@wan-ifra.org pour plus de d&eacute;tails.</em></p>
<p>&nbsp;<strong>Article du WAN-IFRA Magazine (Edition Mars-Avril)</strong></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>5bf79e9a-077a-4dee-b603-0acddba63701</id><title>Hearst Corp. sur tous les fronts</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/02/08/hearst_corp_sur_tous_les_fronts" /><updated>08-Feb-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Janvier 2010 -</em> D&eacute;but d&eacute;cembre, Skiff, connu pr&eacute;c&eacute;demment sous le nom de FirstPaper (startup appartenant &agrave; Hearst Corporation), a annonc&eacute; qu&rsquo;il pr&eacute;voyait de lancer en 2010 une solution compl&egrave;te de lecture &eacute;lectronique avec la plateforme Skiff Service, le kiosque digital Skiff Store et des e-readers adapt&eacute;s aux services Skiff. <br /><br />&laquo;Skiff vendra et distribuera des journaux, magazines, livres, blogs et autres contenus. Il donnera aux &eacute;diteurs de p&eacute;riodiques des moyens de garder leur identit&eacute; visuelle, d&rsquo;&eacute;tablir des liens avec les abonn&eacute;s et de fournir un contenu dynamique et des annonces &agrave; une palette de lecteurs &eacute;lectroniques d&eacute;di&eacute;s et d&rsquo;appareils polyvalents &raquo;, selon Hearst Corp.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques jours apr&egrave;s cette annonce, Hearst s&rsquo;est joint aux &eacute;diteurs Cond&eacute; Nast, Meredith, News Corporation et Time Inc. pour former une entreprise ind&eacute;pendante et cr&eacute;er un kiosque num&eacute;rique o&ugrave; les &eacute;diteurs pourraient tirer des revenus du contenu digital et des ventes publicitaires ainsi que des abonnements de l&rsquo;imprim&eacute;. <br /><br />&laquo; Une fois achet&eacute;, le contenu est &lsquo;d&eacute;verrouill&eacute;&rsquo; pour les consommateurs qui peuvent le lire n&rsquo;importe quand, n&rsquo;importe o&ugrave; et sur n&rsquo;importe quelle plateforme : smartphones, appareils de lecture &eacute;lectronique et ordinateurs portables &raquo; explique John Squires, directeur par int&eacute;rim de cette nouvelle entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Article du WAN-IFRA Magazine (Janvier-F&eacute;vrier 2010)</strong></p>]]></content><status>Published</status></entry><entry><id>fbc13eb0-35f8-4134-acef-45af186b666b</id><title>Internet a besoin de réalisme</title><link href="http://www.media-campus.org/blog/$blog/2010/02/08/internet_a_besoin_de_realisme" /><updated>08-Feb-2010</updated><content type="html"><![CDATA[<p style="TEXT-ALIGN: justify"><em>F&eacute;vrier 2010 - La vaste majorit&eacute; des &eacute;diteurs b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;une marge de man&oelig;uvre importante pour accro&icirc;tre ses revenus publicitaires Internet. En l&rsquo;absence d&rsquo;un mod&egrave;le prouv&eacute; de paiement des contenus, il ne faut pas disperser ses moyens, mais valoriser les composantes essentielles d&rsquo;une bonne strat&eacute;gie : un trafic solide, une relation personnalis&eacute;e avec des segments de son audience et une commercialisation en direct des espaces publicitaires.</em></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Au mois de janvier&nbsp;2009, une panne Google avait occasionn&eacute; une chute du trafic mondial Internet. Durant ce bug, les internautes avaient massivement attendu la reprise du moteur de recherche plut&ocirc;t que d&rsquo;entrer l&rsquo;adresse d&rsquo;un site Internet ou de s&rsquo;orienter vers un autre moteur. <br /><br />Les internautes ne sont pas particuli&egrave;rement fain&eacute;ants, mais ils font preuve d&rsquo;un certain bon sens. S&rsquo;ils ont acc&egrave;s &agrave; autant de ressources pourquoi se limiteraient-ils &agrave; un seul site, qui aura peut-&ecirc;tre rat&eacute; l&rsquo;information qu&rsquo;ils recherchent ?<br />On peut critiquer l&rsquo;h&eacute;g&eacute;monie de ce moteur, mais, dans la mesure o&ugrave; la publicit&eacute; est actuellement la principale ressource des sites Web, il faut composer avec cet apport important de trafic.<br /><br /><strong><span style="color: #ff00ff;">Votre site est-il au top ?<br /></span></strong>Il existe des proc&eacute;d&eacute;s techniques pour faciliter l&rsquo;acc&egrave;s de vos contenus aux moteurs de recherche, mais le meilleur moyen d&rsquo;avoir un site bien class&eacute; (donc plus visit&eacute;) reste que ses contenus soient pertinents pour les utilisateurs. <br />Ces deux derni&egrave;res ann&eacute;es, Edipresse en Suisse a doubl&eacute; son trafic sur la totalit&eacute; de ses sites Web, certains on m&ecirc;me quadrupl&eacute; leur audience. <br /><br />Pascal Cornu, responsable marketing digital, analyse cette performance par deux raisons principales&nbsp;qui se rejoignent, explique-t-il, autour de raisons techniques : &laquo; La premi&egrave;re cause est purement li&eacute;e &agrave; une modification du design de tous nos sites, avec une meilleure architecture, une navigation plus simple et une plus grande facilit&eacute; d&rsquo;acc&egrave;s pour les moteurs de recherche mais aussi pour les internautes. <br /><br />La seconde raison est, en amont de ces transformations, l&rsquo;utilisation d&rsquo;un <st1:stockticker>CMS</st1:stockticker> performant. Il a permis aux &eacute;quipes r&eacute;dactionnelles d&rsquo;&ecirc;tre beaucoup plus r&eacute;actives et de rafra&icirc;chir l&rsquo;information plus vite et plus facilement. &raquo; <br />Edipresse a constitu&eacute; en interne une &laquo; WebFactory &raquo; qui a transform&eacute; le rythme de cr&eacute;ation et d&rsquo;innovation autour de ses marques Web. Le march&eacute; du groupe suisse est limit&eacute; en taille et ses sites touchent d&eacute;j&agrave; une majorit&eacute; des internautes de Suisse romande. <br /><br />Mais Pascal Cornu ne s&rsquo;inqui&egrave;te pas du risque de stagnation du trafic &agrave; terme car l&rsquo;enjeu est d&eacute;j&agrave; ailleurs selon lui : &laquo; Plus la visibilit&eacute; et la lisibilit&eacute; de nos sites augmentent et plus nous attirons d&rsquo;internautes. Mais ce qui est essentiel c&rsquo;est que la capacit&eacute; de nos r&eacute;dactions &agrave; mettre rapidement en ligne un contenu r&eacute;dactionnel original et interactif incite les internautes &agrave; revenir. Une partie croissante du trafic volatil repr&eacute;sent&eacute; par nos millions de pages vues se transforme en une client&egrave;le fid&egrave;le &raquo;.<br /><br /><span style="color: #ff00ff;"><strong>Des publics diff&eacute;rents<br /></strong></span>Toutes les conf&eacute;rences sur les m&eacute;dias num&eacute;riques, qu&rsquo;elles s&rsquo;adressent aux &eacute;diteurs ou aux annonceurs, ont soulign&eacute; la n&eacute;cessit&eacute; de cr&eacute;er et d&rsquo;animer une relation entre une marque et son march&eacute; cible. Les communaut&eacute;s th&eacute;matiques qui se multiplient sous l&rsquo;ombrelle d&rsquo;une marque de presse sont des univers de fid&eacute;lisation et des lieux de cr&eacute;ation de valeur.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">L&rsquo;exemple d&rsquo;Archant Norfolk (filiale r&eacute;gionale du groupe m&eacute;dia Archant) en Grande-Bretagne est de ce point de vue &eacute;difiant. <br />Archant Norfolk &eacute;dite deux quotidiens r&eacute;gionaux, des hebdomadaires, des magazines th&eacute;matiques et 21 sites Web. <br />Cette filiale r&eacute;alise 6&nbsp;% de son chiffre d&rsquo;affaires sur Internet, mais 22&nbsp;% de ses b&eacute;n&eacute;fices proviennent du Web. Parmi ses succ&egrave;s, le site The Pink Un (du nom de la rubrique sport de son quotidien Eastern Daily Press), un site de football d&eacute;di&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;quipe locale de Norwich City qui &eacute;volue en League One (troisi&egrave;me division anglaise). <br />Ce site rassemble pr&egrave;s de 120 000 visiteurs uniques par mois et il est aussi d&eacute;clin&eacute; en format mobile. Le site est en acc&egrave;s gratuit mais, comme le souligne Stephan Phillips, directeur d&rsquo;Archant Norfolk, quand le tarif moyen CPM d&rsquo;une banni&egrave;re Web en Grande-Bretagne est de 40 pence, ses &eacute;quipes parviennent &agrave; les vendre 12&nbsp;livres (environ 13,5 euros) sur The Pink Un. <br />Et la tarification CPM est similaire sur beaucoup de sites Web du groupe. Le site mobile est aussi financ&eacute; par de la publicit&eacute;, via un sponsor unique qui utilise toutes les possibilit&eacute;s d&rsquo;interactivit&eacute; du mobile (bons d&rsquo;achats, interactivit&eacute; avec les utilisateurs).</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Dans un registre diff&eacute;rent, Archant Norfolk a totalement repens&eacute; son approche des petites annonces familiales (<a href="http://www.familynotices24.co.uk">www.familynotices24.co.uk</a>). <br />Les annonces qui passent traditionnellement dans le quotidien papier (d&eacute;c&egrave;s, mariages, anniversaires) sont reprises sur le site Web et les familles et leurs amis peuvent ajouter des photos, des messages. <br />Ces annonces deviennent presque un mini-site personnel. Cet espace Web suppl&eacute;mentaire est factur&eacute;, ce qui revient en fait &agrave; doubler le tarif pay&eacute; pour une parution print. Et &ccedil;a marche, les familles paient pour ce service.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Ces communaut&eacute;s sont des prolongements directs des missions du journal, elles sont financ&eacute;es par toutes les formes de publicit&eacute; possibles sur le Web. Certaines communaut&eacute;s peuvent aussi fonctionner sur une formule payante. Edipresse g&egrave;re, par exemple, un site Web de rencontres dont 90&nbsp;% des revenus proviennent des abonnements mensuels pay&eacute;s par ses quelque 90 000 membres.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="color: #ff00ff;">C&rsquo;est &agrave; vous de fixer le prix<br /></span></strong>La question des tarifs publicitaires sur le Web et la crispation autour des co&ucirc;ts CPM inqui&egrave;te &agrave; juste titre beaucoup d&rsquo;&eacute;diteurs. Si effectivement la tension est importante sur les budgets publicitaires nationaux, pour les annonceurs locaux il faut &eacute;viter de se perdre dans ce d&eacute;bat.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">La presse a les moyens de vendre en direct &agrave; ses annonceurs (et donc de moins d&eacute;pendre des r&eacute;seaux publicitaires Internet). Elle a l&rsquo;expertise pour commercialiser des &laquo; solutions publicitaires &raquo; vendues plus ch&egrave;res que du simple espace Web. De plus, si la majorit&eacute; de ses annonceurs a investi dans ses propres sites Web, ils ont besoin du trafic de qualit&eacute; que peuvent leur apporter les sites m&eacute;dias.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Fr&eacute;quemment interrog&eacute; sur ces questions commerciales, le cabinet Ocean Strategy pr&ocirc;ne une ma&icirc;trise du circuit de vente : <br />&laquo; Nous conseillons de g&eacute;rer soi-m&ecirc;me la plus grande partie possible de son portefeuille d&rsquo;espaces, en minimisant au maximum les emplacements commercialis&eacute;s &agrave; de faibles prix via des r&eacute;gies Internet externes. Nous pensons qu&rsquo;il faut optimiser les revenus des clients qui connaissent la valeur de la relation du m&eacute;dia avec son audience (marque de luxe dans un journal de qualit&eacute; ou annonceur local dans un quotidien r&eacute;gional). <br />Nous utilisons l&rsquo;exemple de Schibsted et de son site VG qui vend la plus grande quantit&eacute; possible de son propre inventaire publicitaire et le tarifie avec une large palette de formats, emplacements et cr&eacute;neaux horaires pour r&eacute;pondre aux besoins du client. <br />Cette soci&eacute;t&eacute; sert aussi de r&eacute;f&eacute;rence pour l&rsquo;optimisation du trafic. Le r&eacute;sultat de ce trafic optimis&eacute; et du contr&ocirc;le du stock publicitaire est un revenu par utilisateur unique parmi les plus &eacute;lev&eacute;s en Europe dans l&rsquo;&eacute;dition &raquo;, explique Charles Ross, directeur d&rsquo;Ocean Strategy.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span style="color: #ff00ff;"><strong>D&eacute;crypter et utiliser le comportement des internautes<br /></strong><span style="color: #000000;">L</span></span>e Web donne un essor spectaculaire au marketing comportemental en d&eacute;portant la publicit&eacute; produit vers un marketing centr&eacute; sur le client. Le bon message, au bon moment, &agrave; la bonne personne, c&rsquo;est &eacute;videmment le r&ecirc;ve des annonceurs. <br />Le profiling comportemental se construit notamment sur l&rsquo;observation (via des cookies) de la navigation des internautes. Chaque action de l&rsquo;internaute donne des informations : mots cl&eacute;s utilis&eacute;s sur des moteurs de recherche, visite d&rsquo;un site, clic sur une banni&egrave;re ou sur un lien commercial, lecture d&rsquo;une vid&eacute;o, le moment de la journ&eacute;e o&ugrave; il se connecte, s&rsquo;il surfe via son mobile ou son PC, &agrave; la maison ou au travail...</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">En compl&eacute;ment, les sites peuvent aussi int&eacute;grer des crit&egrave;res bas&eacute;s sur d&rsquo;autres observations : le d&eacute;claratif des utilisateurs par exemple quand ils s&rsquo;enregistrent sur un site, etc. <br />L&rsquo;acceptation ou la cessation d&rsquo;un service permettent aussi d&rsquo;extrapoler. L&rsquo;un des leaders en France dans le domaine des annonces immobili&egrave;res, le groupe SeLoger, propose &agrave; ses internautes l&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; des alertes. Lorsqu&rsquo;un internaute demande l&rsquo;interruption de ces alertes, c&rsquo;est dans la majorit&eacute; des cas qu&rsquo;il a fini sa recherche et s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; pr&eacute;parer sa nouvelle installation. <br />SeLoger utilise commercialement cette information en proposant cette cible &agrave; des annonceurs dont les m&eacute;tiers tournent autour du d&eacute;m&eacute;nagement, de l&rsquo;assurance, etc.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">&laquo; Nous nous concentrons sur ce que les internautes font plut&ocirc;t que sur qui ils sont &raquo;, expliquait Paul Jansen, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Rednano, &agrave; ses coll&egrave;gues du groupe eRev (un des programmes ex&eacute;cutifs WAN-IFRA) en parlant du moteur de recherche local du groupe Singapore Press Holdings. Peu de groupes peuvent cr&eacute;er leur Rednano. Mais tous les sites disposent d&rsquo;informations sur leurs utilisateurs et un grand progr&egrave;s serait d&rsquo;analyser et de tirer profit des donn&eacute;es existantes.</p>
<p><strong>Article du WAN-IFRA Magazine (Janvier-F&eacute;vrier 2010)</strong></p>]]></content><status>Published</status></entry></feed>
